
Beetlejuice
1988
•
Fantasy / Comedy
•
1h32
Alex rated 7/10
Beetlejuice, une comédie fantasque et fantastique de Tim Burton sortie en 1988. Elle sera le cadre du premier grand rôle d'Alec Baldwin, de Michael Keaton et de Winona Ryder, et l'un des premiers de Geena Davis. Deuxième long-métrage de Burton, il est celui qui le révélera au grand public et posera ce qui constituera sa marque de fabrique : un joyeux - enfin, pas toujours - mélange d'étrange, de comique et de macabre. On va retrouver dans ce film d'un peu moins d'une heure et demie Adam et Barbara, un jeune couple et leur villa à la campagne, qui, après une mésaventure, deviennent des fantômes et se retrouvent à devoir gérer l'arrivée d'une petite famille aux membres hauts en couleur ! Les décors et effets spéciaux du film font vieillots - mais c'était voulu par Burton, et, si les techniques ont depuis évolué, on reste souvent pantois devant l'imagination débordante du Fantastique avec un grand F que l'on aura l'occasion d'observer au cours du film. Souvent effrayant et irrévérencieux, voire aux limites du vulgaire avec le personnage excentrique et hors de contrôle de Bételgeuse, ce n'est ni un film pour enfants, ni un film pour adultes, ni une comédie, ni un film d'horreur : c'est un film en réalité inclassable. Souvent, au cours du visionnage, on se sent à la fois décontenancé, fasciné, mal à l'aise et scotché par la trame qui sait prendre à revers les attentes que l'on peut avoir de chaque scène. La bande-son de Danny Elfman, qui deviendra le compositeur fétiche de Burton, est constituée au début d'une musique frénétique et entraînante, sera souvent composée de différents bruitages qui contribueront grandement à l'aspect loufoque du film. Le jeu d'acteur colle très bien au film, il est surjoué, un peu à la façon d'une pièce de théâtre, à l'exception notable de l'également très bon jeu de Winona Ryder qui incarne une adolescente gothique et désabusée. On pourra regretter toutefois un scénario trop fouillis et pas suffisamment fouillé, on sent en tout cas que la volonté était d'insister sur les personnages, les décors et les émotions procurées au spectateur davantage que sur l'histoire. De plus, le bestiaire, complètement loufoque, n'a pas vraiment d'unité de genre artistique, on a des créatures aussi variées que possible, ce qui ajoute à la confusion. En fin de compte, un film osé, profondément anticonformiste, qui plaira ou ne plaira pas, mais à voir tout cas en tant qu'expérience cinématographique, et qui introduit l'univers de Burton.
Community Reviews
Public Opinion
7.7k reviews
7.8/10
3.3/5
Press3.8/5
Spect.Beetlejuice is a polarizing film that garners mixed reactions. Many appreciate its unique, quirky Tim Burton style, blending dark humor with a fantastical plot, and praise the iconic performances, especially by Michael Keaton and Winona Ryder. The film's imaginative yet dated special effects add a nostalgic charm. However, some viewers find the plot confusing and the humor outdated, with certain elements like Beetlejuice's sexism causing discomfort. Overall, it's seen as a cult classic that's either loved for its originality or criticized for its lack of coherence.
👍 Iconic performances and nostalgic charm.
👎 Outdated humor and confusing plot.
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Synopsis
The spirits of a deceased couple are harassed by an unbearable family that has moved into their home, and hire a malicious spirit to drive them out.
Reviews and Comments
1496 reviewsAu cinéma
« Nous sommes morts. Il n’y a vraiment plus de quoi s’inquiéter » Le style de Tim Burton a toujours été singulier, et Beetlejuice en est une nouvelle démonstration. Dès les premières minutes, le film se présente comme une sorte de cartoon, tant par ses bruitages exagérés, son humour absurde que par son ambiance gothique teintée de fantaisie. Le point de départ est pourtant séduisant : un couple de fantômes est contraint de cohabiter avec un couple de snobs New-Yorkais. En effet, Adam (Alec Baldwin) et Barbara Maitland (Geena Davis), un jeune couple plein de vie, trouvent la mort dans un accident ridicule en voulant éviter un chien. Reclus dans leur maison devenue prison, ils doivent cohabiter avec de nouveaux occupants venus de New York, les Deetz (Jeffrey Jones et Catherine O’Hara), snobs et envahissants. Seule leur fille Lydia (Winona Ryder), ado gothique avant l’heure, parvient à les comprendre et finit par nouer un lien sincère avec eux. Condamnés à hanter leur demeure pendant 125 ans, Adam et Barbara cherchent par tous les moyens à se débarrasser des nouveaux propriétaires. Mais leurs tentatives pour faire peur tombent à plat. Désemparés, ils font appel à Beetlejuice (Michael Keaton), un « bio-exorciste » grossier et imprévisible qu’on leur avait pourtant conseillé d’éviter. Heuresement que Beetlejuice n’apparaît que à la moitié du film, car il est infernal et ne s’arrête jamais, ce qui le rend très vite agaçant si on adhère pas à son humour. Le problème, c’est que c’est à l’arrivée de Beetlejuice, environ à mi-parcours, que le film trouve enfin son rythme. Notamment avec la scène du dîner, où les invités se retrouvent possédés et entament une danse grotesque au rythme d’une chanson entraînante. Ce passage illustre bien l’humour burtonien : macabre mais joyeux, ridicule mais inventif. Michael Keaton, méconnaissable sous son maquillage criard, incarne à la perfection ce personnage hystérique et incontrôlable. Sa prestation évoque d’ailleurs certains rôles cartoonesques comme celui de Jim Carrey dans The Mask. Il faudra juste apprécier le personnage et son humour grossier. Après le reste du casting n’est guère mieux Alec Baldwin et Geena Davis manquent de personnalité et sombrent dans une naïveté agaçante, tandis que les Deetz tombent dans la caricature, même si la femme est mieux que son mari. Winoma Rider est bien la seule à pas jouer à côté de la plaque mais son personnage est tout aussi fade. Les effets spéciaux accusent lourdement le poids du temps. Les créatures ont un aspect plastique et maladroit qui évoque plus du bricolage qu’un cauchemar - je suis convaincue que le serpent est une chaussette. Même pour un film de 1988, certaines séquences font datées et kitsch. Au final, « Beetlejuice, c’est la mort libératrice. La mort est mystérieuse dans la mesure où personne ne sait avec certitude ce qui se passe « après ». En soit, elle n’a cependant rien de vraiment réjouissant. C’est pourquoi ceux-là qui restent aux enterrements pleurent en buvant du whisky. On n’a globalement plutôt pas envie de mourir dans l’ensemble. Pourtant, la mort est inéluctable. Elle met sur un pied d’égalité absolue. Si chacun peut partager quelque chose avec les membres de la famille Arnault, c’est d’être mortel. Plutôt que d’essayer de lui échapper, on serait mieux inspiré de la regarder en face pour voir ce qu’elle pourrait apporter d’utile de son vivant, comme de mieux vivre par exemple. Adam est le premier à comprendre qu’on passe une vie entière à se faire du souci – pour rien. Quand on est vivant, on passe son temps à se plaindre. Surtout quand on est Parisien. Quand on est mort, on a toutes les raisons du monde d’être mécontent. Alors pourquoi anticiper. Lydia est la seule personne qui parvient à regarder les choses en face. Elle est éclairée. Que voit-elle ? Beetlejuice qui incarne la mort à lui seul : répugnant et insaisissable. Drôle aussi parfois. Pénible souvent. Il se moque d’absolument tout, en particulier des conventions. C’est son attitude qui permet de débloquer Adam et Barbara. Tout sympathiques qu’ils sont, ils ont néanmoins un bon balais dans le derrière. Beetlejuice contraint aussi les Deetz à sortir de leur rôle en leur offrant ce qu’ils cherchent désespérément, c’est à dire un peu de fantaisie. Beetlejuice rappelle que la vie est courte et qu’on ferait bien d’en profiter un peu. Comme le dit très bien Guignol : Les morts ne savent qu’une chose. C’est mieux d’être en vie »
Pas mon préféré de tim Burton mais le premier reste meilleur que le récent.
Wtf c'est quoi ça





