Mommy
Lily-rose Edery envisage de faire
Avis de la communauté
Les spectateurs sont unanimes : ce film est une claque émotionnelle et visuelle, porté par des performances d'acteurs époustouflantes et une réalisation magistrale. La musique et les choix de cadrage innovants ajoutent une profondeur unique à l'expérience, rendant chaque scène mémorable. L'accent québécois et le format visuel particulier enrichissent l'authenticité du film, malgré une certaine adaptation nécessaire pour certains.
👍 Innovations visuelles et performances d'acteurs remarquables.
👎 L'accent québécois peut nécessiter une adaptation.
Avis et Commentaires
236 avisPouah, qu’est ce qu’il est fort Xavier Dolan (Cadrage, musique, émotions ++)
J’en pleure encore
Recommandé par Memorizer, car vous avez aimé 'La déesse des mouches à feu'.
Ce film est une pure merveille, je viens de le découvrir et il rentre instantanément dans ma liste de film que je veux absolument revoir. Il n'y a rien à vous dire, je ne m'attendais à rien et j'ai été conquis.. je vous laisse vous faire votre propre avis. :)
Mommy de Xavier Dolan n’est pas un simple film, c’est une expérience émotionnelle brute. J’en suis sortie le cœur serré, partagée entre l’euphorie des scènes de liberté et la douleur des moments de déchirure. Dolan enferme ses personnages dans un cadre carré oppressant, qu’il ouvre par éclats comme pour nous offrir des bouffées d’air/de liberté, avant de tout refermer brutalement. C’est comme si nous étions au théâtre, avec les projecteurs braqués à tour de rôle sur chacun des personnages, ce qui rend encore plus puissants les rares moments où l’écran s’élargit (deux fois seulement, et à chaque fois pour mieux nous briser ensuite). Le film nous plonge en 2015, au cœur du Canada francophone, dans un contexte où une loi vient d’être votée permettant aux parents en difficulté de confier leur enfant malade au système de santé. Diane, mère célibataire (que j’ai d’abord un peu jugée, avant de réaliser à quel point elle est une femme courageuse), se bat pour joindre les deux bouts tout en gardant auprès d’elle son fils Steve. Atteint d’un TDAH (un trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité), il a du mal à canaliser son énergie, à réguler ses émotions et à respecter les règles. S’y ajoutent des troubles de l’attachement qui le poussent à tester en permanence les limites de sa mère, comme pour vérifier, encore et encore, qu’elle l’aimera malgré ses débordements. Leur quotidien devient alors une véritable montagne russe émotionnelle, où s’enchaînent les cris, les éclats de rire et de rares moments de répit, aussi précieux que fragiles. Parmi les séquences les plus marquantes, il y a celle du rêve éveillé de Diane, imaginant pour Steve un avenir parfait : mariage, enfants, réussite… Sur le moment, je n’ai pas tout de suite compris que c’était un fantasme. Je pensais assister à la véritable fin du film, à la récompense de tous leurs combats, et j’étais sincèrement heureuse pour eux — même si, je l’avoue, cela aurait été une conclusion moins marquante. Mais dès que la voix de Steve réveille sa mère, tout s’effondre : ce n’était qu’une projection, un instant de bonheur inventé. Dolan nous force alors à ressentir le vertige de l’espoir fragile, et dans le regard perdu de Diane, pointé vers Steve, on lit à la fois l’amour infini et la conscience douloureuse que cet avenir est plus que compromis. La bande-son, elle, est un personnage à part entière. Faite de chansons anciennes qui réveillent en nous notre propre nostalgie, elle amplifie chaque émotion. Coup de cœur particulier pour « On ne change pas » de Céline Dion, moment à la fois fédérateur, intime et universel. La fin, volontairement ouverte, laisse place aux interprétations : Steve s’évade-t-il vraiment ? Est-ce un fantasme ? Si s’en ai un vient-il de lui ou de sa mère ? Dolan ne tranche pas, nous laissant avec un mélange d’inquiétude et d’espoir. On notera aussi la présence d’ombres narratives comme la raison pour laquelle Kyla, la voisine, a quitté Montréal qui renforcent l’impression de réalisme : tout n’est pas expliqué, comme dans la vie. À la fin de la séance, on est surpris de voir qu’il s’est écoulé 2h15 alors que l’on pensait que le film avait à peine duré 1h30. Y a-t-il meilleure preuve de la réussite d’un film ? Porté par un trio d’acteurs magistral : Anne Dorval, Antoine Olivier Pilon et Suzanne Clément, Mommy explore l’amour maternel dans toute sa tendresse et sa violence, et laisse une empreinte durable, comme un coup reçu au cœur. Très bel hommage aux mamans et enfants handicapés !
Bande son tres intéressante, utilisation du ratio très pertinente




