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Ernest Cole, photographe

2024

Documentaire

1h45

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Carla Mota

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119 avis

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7,8/10

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3,7/5

Presse

3,9/5

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Synopsis

Ernest Cole, photographe sud-africain, a été le premier à exposer au monde entier les horreurs de l'apartheid. Son livre House of Bondage, publié en 1967 alors qu'il n'avait que 27 ans, l’a conduit à s'exiler à New York et en Europe pour le reste de sa vie, sans jamais retrouver ses repères. Raoul Peck raconte ses errances, ses tourments d’artiste et sa colère au quotidien, face au silence ou la complicité du monde occidental devant les horreurs du régime de l’Apartheid. Il raconte aussi comment, en 2017, 60 000 négatifs de son travail sont découverts dans le coffre d'une banque suédoise.

Avis et Commentaires

33 avis
Kella Alia
Kella Aliaa noté ★ 10/10
10 mars 2025

Étant très fatiguée, je n’ai pas pu le voir dans les meilleures conditions… mais le documentaire était d’une grande qualité, je pense donc le revoir !

Mary Paz Muro
Mary Paz Muroa noté ★ 8/10
3 février 2025

Excellent documentaire, bouleversant.

Gd
Gilles de Laâgea noté ★ 7/10
29 janvier 2025

Interessant documentaire

Cath Mrcl
Cath Mrcla noté ★ 10/10
14 janvier 2025

Dans un documentaire poignant à la première personne, le cinéaste retrace le parcours tragique du photographe sud-africain, grand témoin de la violence quotidienne de la ségrégation. Ce documentaire admirable et déchirant de Raoul Peck, au montage basé en grande majorité sur des images de Cole, est comme le pendant tragique de son portrait de James Baldwin, le miraculeux I Am Not Your Negro (2016) : un film sur un loser génial qui aurait dû devenir riche et célèbre.

A
Alice a noté ★ 7/10
8 janvier 2025

Vu avec Jerem et Anna à la Roche. Je ne savais pas à quoi m'attendre, c'était un film documentaire très intéressant, j'ai appris plein de choses sur sa vie et découvert des photos incroyables. Il y avait aussi de la violence car c'est un photographe sud africain qui a photographié son pays pendant l'apartheid. Le mélange documents d'archives, journal intime, images récentes et diaporama de photos n'a pas trop noyé le sujet.

Dominique MARCEL
Dominique MARCELa noté ★ 8/10
3 janvier 2025

Ernest Cole, photographe”, un documentaire de Raoul Peck sur le grand témoin des horreurs de l’apartheid Le cinéaste haïtien consacre un film au photographe sud-africain Ernest Cole, figure majeure de la lutte contre l’apartheid. En salles ce 25 décembre. Raoul Peck avait encore la tête au succès d’, avec lequel il a décroché le César du meilleur documentaire en 2018, quand il a été approché par les ayants droit du photographe noir sud-africain Ernest Cole (1940-1990). Bouleversés par son travail sur , ceux-ci lui demandaient de ramener à la lumière les images puissantes de cette figure majeure de la lutte contre l’apartheid. « Dans ce régime insensé et déshumanisant […], Ernest Cole n’avait aucun droit, si ce n’est celui de mourir », écrit le cinéaste en préambule au livre qui accompagne son nouveau film. Étudiant marxiste révolté dans les années 1970, Raoul Peck fréquentait les militants de l’ANC en exil et manifestait contre le régime sud-africain. Il connaissait l’œuvre culte d’Ernest Cole, House of Bondage, le seul recueil publié de son vivant par le photographe, en 1967, dans lequel celui-ci écrivait : « Trois cents années de suprématie blanche nous ont réduits en esclavage et nous ont fait vivre cernés par la haine. » Le rayonnement de son témoignage sur le quotidien des populations noires rendait la situation intenable, et Ernest Cole a quitté l’Afrique dès qu’il l’a pu, prétextant, pour s’échapper, un… pèlerinage à Lourdes. Il a débarqué en parfait étranger à New York. C’est dans le drame de l’exil que Raoul Peck, qui n’a jamais pu guérir des tragédies d’Haïti, s’est reconnu pour tisser la matière d’un récit sensible et captivant. L’année de la libération de Nelson Mandela, en 1990, quand son pays s’apprêtait à renaître, Ernest Cole s’en est donc éloigné à jamais. Ses photos n’ont commencé à être exposées en Afrique du Sud qu’une dizaine d’années plus tard. Raoul Peck leur offfe aujourd’hui le plus bel écrin, pour qu’elles voyagent enfin. Qui était Ernest Cole, le photographe de l’apartheid raconté par Raoul Peck En 1967, ses photos ont donné à voir l’Afrique du Sud au reste du monde. Raoul Peck, qui retrace son parcours tourmenté dans “Ernest Cole, photographe”, en salles, nous parlait du photographe lors du dernier Festival de Cannes. Encore une fois, est venu au Festival de Cannes 2024 avec une œuvre de passion éminemment politique. Il avait encore la tête au succès phénoménal d, avec lequel il a décroché le César du meilleur documentaire en 2018 ainsi qu’une multitude d’autres récompenses à l’étranger, quand il a été approché par les ayants droit du photographe noir sud-africain (1940-1990) qui lui demandaient de remettre en lumière cette figure majeure de la lutte contre l’apartheid. Le cinéaste de Port-au-Prince connaissait son œuvre culte, House of Bondage, le seul livre publié de son vivant, en 1967, témoignage brûlant de la vie sous le régime de l’apartheid. Peck a pris son temps, il avait d’autres projets devant lui, il avait aussi besoin d’en savoir plus et d’entendre résonner la voix du photographe pour se persuader qu’il pourrait lui consacrer un film. « J’ai lu ses carnets et le long texte qui accompagne House of Bondage, raconte-t-il à Télérama. J’ai commencé à parler à ses proches et j’ai commencé à sentir que son histoire recoupait la mienne et celle de toute une génération. Dans l’engagement et la douleur de l’exil. » Ernest Cole ramenait Raoul Peck à ses années de formation de jeune marxiste à Berlin, où il étudiait l’économie et projetait de retourner clandestinement en Haïti pour mettre à bas la dictature de François Duvalier. « À l’époque, raconte le cinéaste, le “tiers-monde” était en feu. Les luttes prenaient partout, de l’Iran à l’Afrique du Sud, nous fréquentions les militants en exil, et parmi eux ceux de l’ANC [African National Congress, l’organisation où bataillait Nelson Mandela, ndlr]. » Raoul Peck est descendu dans la rue quand le militant Steve Biko est mort à la suite de brutalités policières, en 1977, dans une prison de Port Elizabeth, à l’est du Cap. Dans l’esprit des activistes révolutionnaires des années 1970, la révolte contre l’apartheid occupait une place centrale et galvanisait les luttes anticoloniales. Ernest Cole en était l’un des témoins les plus ardents. Les photos de House of Bondage sont devenues cultes. Elles ont fait voyager les horreurs quotidiennes endurées en Afrique du Sud, les humiliations et les brimades de la ségrégation absolue, les passe-droits, la violence arbitraire, l’asservissement au fond des mines… Beaucoup les ont alors découvertes. À l’époque, le monde regardait ailleurs. « Un des pays les moins connus du monde », écrivait Joseph Lelyveld, dans sa préface au livre de Cole. « Comment survivre à l’Occident ? » Cette question hante le cinéma de Raoul Peck (Lumumba, 2000 ; I Am Not Your Negro, 2017). Elle est aussi au cœur de l’immense travail photographique d’Ernest Cole, à qui l’on doit cette formule forte, tranchante, issu de son livre House of Bondage, publié en 1967. Exilé hors d’Afrique du Sud, d’où il a été banni durant les années sombres de l’apartheid, ce dernier a tenté de trouver refuge aux Etats-Unis et en Europe, avant de disparaître dans le dénuement à New-York, en février 1990. Cinéaste de la trace, de la mémoire des persécutions et de la réparation, Raoul Peck s’est naturellement intéressé à cette figure lâchement jetée dans le fossé de l’oubli, et qui a documenté durant sa fuite la réalité qui se cache derrière l’invention du mythe occidental, territoire vendu comme celui de la liberté, de l’égalité. Avec force, Peck tente de reconstituer à partir d’une matière fragmentaire le puzzle de la vie de Cole, imprégnée de cette idée, et qui a pris la forme d’une quête inachevée. Il montre comment son travail s’est toujours tourné, même de manière symbolique, vers les mécanismes qui ont conduit son pays, quitté contre son gré, à se fractionner. Raoul Peck rappelle comment les grandes lois ségrégationnistes ont rendu licites le déclassement et la réification de la population noire d’Afrique du Sud, en plein apartheid. Il part aussi en quête des 60 000 négatifs que ce photographe d’une grande abnégation n’aura jamais eu le temps de développer, et qui ont été dispersés. Ce double mouvement, qui nous ancre à la fois dans le passé et le présent, donne au film une puissance saisissante. Elle est parfois mise en scène de manière intelligente, comme lorsque Raoul Peck accole dans des split-screen les images de Cole, prises soit en Afrique du Sud, soit chez les populations pauvres de New York, enfermées dans les quartiers délabrés de la ville. Le message est clair, limpide : si elles sont séparées par des milliers de kilomètres, les victimes ont la même couleur de peau. Obsédant, le documentaire, entièrement construit sur l’idée d’écho, de parallèle, trouble aussi par les liens secrets qui unissent Peck et Cole, comme si l’un et l’autre parlaient ici d’une même voix. Dès le générique, le cinéaste choisit de cosigner le scénario du film avec le défunt, qu’il n’a pourtant jamais rencontré. À la fois dans la droite lignée du travail pointu de Peck, très attaché aux faits et à la vérité historique, le film, en ce qu’il permet la rencontre post-mortem de deux âmes qui se sont ratées, prend une dimension mystique déchirante. L’histoire dans l’Histoire Il peut sembler difficile d’insuffler du rythme à un tel projet. Pourtant, le récit proposé par le réalisateur haïtien Raoul Peck s’avère une double enquête palpitante, sur les traces d’Ernest Cole, mais aussi sur la lente accession à la liberté des Sud-africains. La succession de photographies en noir et blanc et en couleurs, prises de l’Afrique du Sud aux États-Unis, ranime les années 60 à 80. Une période de création prolifique pour Ernest Cole avant que la photographie, mais aussi l’espoir, ne le quittent. Libre ? Aux États-Unis, Ernest Cole ne découvrira ni l’égalité ni la liberté. À l’Apartheid succèdent les lois Jim Crow, les émeutes, les assassinats… Parfois, une image prise à New York ou dans le sud des États-Unis rappelle cruellement un cliché de Pretoria ou un autre pris dans l’enceinte des camps d’exilés visités par le photographe. Le documentaire dit cette déception. Les désillusions d’un jeune artiste qui s’est rêvé libéré de sa condition hors d’Afrique du Sud. À New York, Ernest Cole se découvre prisonnier de son rôle de photographe noir, destiné à photographier la misère de ses semblables. En Afrique du Sud j’avais peur d’être arrêté, dans le sud de l’Amérique, j’avais peur d’être tué. Ernest Cole Sans filtre, les pensées sombres du photographe mais aussi les répétitions sont intégrées au documentaire. Sa dernière partie comporte un effet de longueur qui sied à la langueur de l’exil, à l’attente d’un retour au pays qui n’adviendra probablement jamais. Aux nombreux couples et couples mixtes immortalisés par Cole répond alors la solitude d’un homme que seul son appareil semble encore rattaché au monde environnant. La musique parfaitement posée accompagne les images à la perfection. Soignée, la bande son orchestre un medley de haute voltige faisant la part belle aux grands artistes sud africain et afro-américain contemporains de Cole. La redécouverte d’un artiste Exilé, tourmenté, Ernest Cole errera, basculant du succès vers l’extrême pauvreté et l’oubli. Désabusé, seul, il constate le silence complice des démocraties occidentales que le documentaire s’attache à transmettre, à l’aide d’archives, des débats filmés au sein des institutions internationales. 2025 année Ernest Cole ? Le film de Raoul Peck donne toutes les raisons de le penser, mais surtout de l’espérer tout en prouvant que le biopic – comme le dernier film sur Lee Miller – n’est pas le seul médium apte à ressuciter un artiste. Ernest Cole, Photographe revient sur la surprenante découverte faite en 2017. Dans les coffres forts d’une banque suédoise, pays où se rendait régulièrement le photographe, trois malles renferment les archives d’Ernest Cole. Négatifs, parutions et 60 000 clichés y sont soigneusement classées sans information sur la raison de leur présence. Aux-côté du neveu du photographe le spectateur s’interroge : qui est le mystérieux bienfaiteur protecteur de ces précieuses archives ? Pourrait-il plutôt s’agir d’une censure soigneusement orchestrée ? La sortie officielle d’Ernest Cole Photographe est programmée pour le 25 décembre dans les salles françaises. Le film est réalisé en partenariat avec Arte, Télérama, Cinéma Teaser, Polka, Society, Sens Critique, la 7eme Obsession, les Inrockuptibles, France Inter, le MRAP, la Ligue des Droits de l’Homme, la LICRA et SOS RACISME. Pour accompagner la sortie du documentaire, les éditions Denoël proposent le livre du film (240 pages, 22 x 30 cm, 35 €), une sortie concomitant avec le titre proposé aux États-Unis par Aperture. Titre Ernest Cole, photographe Genre documentaire Réalisateur Raoul Peck Sortie 2024 Durée 1h46 Musique Alexei Aigui Scénariste Raoul Peck Pays Etats-Unis - France SYNOPSIS Zoom sur les errances et tourments d'Ernest Cole, photographe sud-africain qui fut le premier à exposer au monde entier les horreurs de l'Apartheid. CASTING Raoul Peck Keith Stanfield Ernest Cole

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