Quand on se décide à regarder de nouveau la saga du justicier, on sait où on met les pieds...
Déjà l'époque... Les années 80, un cinéma d'action décomplexé où tous les codes d'aujourd'hui n'existent pas. Des dialogues courts et libres, une gueule en tête d'affiche avec le regretté Charles Bronson et un scénario qui se répète... Encore et encore...
Et l'on peut se dire que Paul Kersey, également, est vraiment le mec le plus poisseux de la terre... 5 films et à chaque fois le bonheur semble lui échapper puisque ses proches se font déglinguer à chaque nouvel opus... Il était donc temps que ça s'arrête pour que les femmes puissent dormir tranquilles.😅
Dans l'opus 4 Paul Kersey a refait sa vie. Il est beau père d'une jolie jeune femme et en couple avec une journaliste en vogue. Malheureusement, sa belle fille traîne avec des gars peu recommandables... Et rapidement elle va mourir d'une overdose... Le Justicier va sortir de sa retraite pour la venger.
Réalisation on ne peut plus classique. Un Charles Bronson aussi inexpressif (le rôle le nécessite aussi avec toutes les horreurs qu'il a vécus) que Steven Seagal, des émotions aux abonnés absents et des méchants qui, au fur et à mesure, ressemblent davantage à du gruyère qu'autre chose.
Mais on a ce que l'on est venu chercher. Avec quelques retournements de situation, certes prévisibles mais qui ont le mérite de rythmer le scénario et une vengeance bien violente.
Les personnages ne sont pas développés et ce numéro 4 semble être plus sage que les précédents. Pas de "nude" quand les deux premiers allaient plus loin dans les agressions... Bref la saga s'essouffle mais elle offre tout de même ce petit plaisir malsain de voir Charles Bronson dezinguer tous ceux qui ont le malheur de se mettre sur son chemin vengeresque.