Fran est employée de bureau dans une petite entreprise portuaire de l’Oregon. D’une timidité maladive, cette célibataire mène une existence millimétrée, dénuée de toute fantaisie – exception faite des étranges rêveries auxquelles elle s’abandonne. Mais les choses changent le jour où Robert, nouvelle recrue fantasque et sympathique, fait mine de s’intéresser à elle…
l'absurdité de l'existence, entre la trivialité des collègues de bureau et le sempiternel plat au micro-ondes du soir. Ce côté plus que mélancolique du film ne surprend pas dans le paysage habituel du cinéma américain indépendant qui le rehausse parfois d'un humour poétique
Avec un tempo hyper lent, le réalisateur allie le fond et la forme pour montrer la morose banalité de la vie de son personnage principal qui semble sans saveur à la limite de la désincarnation.
Vu que l'on adopte le point de vue de Fran, tout semble mort, inintéressant et ne mérite aucune quelconque attention. Etrangement, cette absence de vie ou du moins de "paillettes" dans la vie permet au spectateur de se connecter avec elle et à la comprendre étant donné que cela arrive à peu près à tout le monde à un moment de notre existence. Cette connexion par un aspect plutôt négatif est assez original mais peut marcher.