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Big Love

2011

Bernadette Caulfield

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Un polygame et sa relation avec ses trois épouses.

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4 avis
Tl
Thomas le vaillanta noté ★ 6/10
6 janvier 2025

🏩 SAISON 1 Tout fan de série en est désormais convaincu, les banlieues pro­prettes de l'Amérique profonde constituent un inépui­sable réservoir de névroses ­familiales. Celle de Salt Lake ­City, capitale de l'Utah mormon, ne fait pas exception. Trois mai­sons s'y répartissent autour d'une même arrière-cour. Et Barb, Nicki et Mar­gene, les trois « desperate housewives » qui y vivent, s'y partagent un seul ­mari, Bill Henrickson, et sept enfants âgés de 3 mois à 16 ans. En bonne série HBO (Les Soprano, Rome, Six Feet under...), Big Love commence sur un postulat gonflé, mais réaliste. Car la ­polygamie perdure en Utah. Quoique l'Eglise mormone l'ait bannie en 1890, 20 000 à 40 000 « fon­damentalistes » y pratiquent encore le « mariage plural ». Et la répression est quasi inexistante : seuls sont poursuivis les polygames qui attirent bêtement l'attention en épousant des gamines ou en brutalisant leur(s) famille(s). Dans Big Love, la face la plus sombre de la polygamie s'incarne en Roman Grant, le terrifiant beau-père de Bill : 14 épouses (plus une adolescente en « placement prénuptial »), 31 enfants, 187 petits-enfants, et des méthodes de truand. A côté de Roman, Bill a presque l'air normal. Et c'est cette normalité de façade qui intéresse Mark V. Olsen et Will Scheffer, les créateurs de la série. Bill et Barb Henrickson ne se démarquent en rien de la bourgeoisie conservatrice de l'Utah : à part quelques proches, personne ne sait rien de leur vie multimatrimoniale. Les Henrickson vivent en clandestins, dans le mensonge et - surtout les femmes - la solitude. On peut se trouver plus embarrassé devant les polygames de Big Love que devant le tueur en série de Dexter ou les mafieux des Soprano. Peut-être parce que, ici, la transgression se mêle de puritanisme et d'une religiosité aussi omniprésente qu'étonnante pour le spectateur français. Un christianisme rigide et sectaire y sert cons­tamment d'alibi pour justifier la sujétion des femmes, l'endoctrinement des enfants, la sacralisation de la sexualité... Roman, Bill, la soeur de Barb et la voisine des Henrickson - deux mormones bon teint, révulsées par la polygamie - ont tous Dieu dans leur camp, et c'est bien la seule (mais ravageuse) certitude qu'ils partagent. Certains s'agaceront de tant d'hypocrisie. Mais Olsen et Scheffer observent les Henrickson sans les juger, comme David Chase le faisait avec les Soprano, ou Alan Ball avec les Fisher de Six Feet under. « Big Love, comme la plupart des succès de HBO, est une série centrée sur une famille qui pourrait presque devenir une extension de la vôtre parce que vous reconnaissez ceux qui en font partie. Ces gens dont vous partagez les peurs et les espoirs vous plongent dans un dilemme moral : vous n'avez pas envie qu'on les attrape, alors qu'ils le mériteraient », commente Bill Paxton, le comédien, venu du cinéma d'action, qui incarne avec talent Bill Henrickson. Mais si l'on n'arrive pas au degré d'empathie qu'inspiraient ces séries mythiques, c'est bien à cause de Bill, et Paxton n'y peut rien. Comment s'attacher à un homme si préoccupé de sa réussite professionnelle et de ses performances sexuelles qu'il ne voit pas que la froide Nicki accumule les dettes pour compenser sa frustration ? Que Margene, grand bébé de 23 ans, pourrait être sa fille ? Que Barb elle-même, parfaite épouse (modèle 1950), a des doutes croissants sur le potentiel épanouissant du « mariage plural » ? Nicki, Margene et surtout Barb sont fascinantes. Parce que ces personnages extrêmement bien écrits, tout en contradictions et aspérités, représentent trois ­façons d'envisager le lien con­jugal, la maternité, la vie de ­famille. C'est bien cela qui fait l'intérêt de Big Love, la polygamie y servant d'hameçon, comme les pompes funèbres dans Six Feet under, ou la Mafia dans Les Soprano. D'abord réticentes, les Américaines ont été conquises. Et savourent actuellement la deuxième saison de cette série poil à gratter. TÉLÉRAMA • Par Sophie Bourdais • Publié le 15 septembre 2007. 🏩 SAISON 5 Au début de Big Love, on a cru à une farce : pour combler le vide laissé par les Soprano, HBO intronisait Bill Henrickson, entrepreneur triplement marié à Barb, Nicki et Margene, et subséquemment accro au Viagra. Mais la comédie facile a tôt fait de virer à l'étude de mœurs corsée, les pilules bleues disparaissant au profit de réflexions passionnantes sur la plasticité des liens familiaux, la place des femmes dans une société très conservatrice (celle de l'Utah mormon, qui interdit la polygamie mais ne poursuit qu'en cas de crime avéré), et les voies d'émancipation envisageables, la plus exotique passant par... la religion ! Fascination/répulsion De la sitcom au drama, du charnel au spirituel, Big Love a fait du chemin, s'égarant un peu en route (dans une quatrième saison fumeuse), mais retenant jusqu'au bout l'attention par ses qualités d'écriture et de réalisation, et par le talent de ses actrices, indispensable pour accepter que trois femmes douées de sens commun puissent supporter un monstre d'égocentrisme tel que Bill. Aux Etats-Unis, la série a suscité bien plus de débats qu'en France. Il est vrai que la polygamie n'y est pas un produit d'importation, mais une réalité sociale endogène, qui concerne des dizaines de milliers de mormons dissidents et suscite un mélange de fascination (Sister Wives, série de télé-réalité autour de Kody Brown et de ses quatre épouses, en est à sa deuxième saison) et de répulsion alimenté, comme dans la fiction, par des faits divers sordides et des procès retentissants. Une chose est certaine, même si elle a pu sembler, parfois, opposer communautés de polygames arriérés et polygames modernes aimables, Big Love n'a jamais fait l'apologie du « mariage plural ». Faites la somme des névroses et des frustrations accumulées par une famille normalement dysfonctionnelle, multipliez par trois, et vous aurez une idée du quotidien des Henrickson. Comme idéal existentiel, on a déjà vu plus accrocheur.

CH
Cecile Hatona noté ★ 9/10
1 septembre 2024

Lauriane Mouchel
Lauriane Mouchela noté ★ 7/10
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Chris O.
Chris O.a noté ★ 10/10
14 juin 2024

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