Summary
Vanessa Helsing, distant relative of famous vampire hunter Abraham Van Helsing, is resurrected only to find that vampires have taken over the world.
5 saisons (4 vus)
S5 ep13
Saison 1 : 6/10 Saison 2 : 6/10 Saison 3 : ? Saison 4 : ? Saison 5 : ?
Les Van Helsing découvrent les origines de l'Altesse des Ténèbres, Vanessa en apprend plus sur son passé et Dracula règne à la Maison-Blanche. ------------------ Quand cette saison 5 débute, les Van Helsing sont toujours séparées (cf saison 4). Durant les trois premiers épisodes, nous suivons Jack (Nicole Muñoz) qui est envoyée par sa mère dans le passé. En plein moyen-âge, elle se retrouve à tenter de stopper l’arrivée du Dark One. Une mission qu’elle ne comprend pas totalement au début et qui se révèlera être chargée en surprises. Malgré son budget qui a toujours été limité, Van Helsing n’a cessé de suivre sur le plan narratif une route bien plus ambitieuse qu’on ne pouvait l’imaginer. Peu de séries risquent de mettre en pause des storylines pendant plusieurs épisodes, en particulier en début de saison. Séparer les différents protagonistes a néanmoins été fréquent et cela a bien aidé autant pour le développement de l’histoire que celui de la mythologie et des personnages. Cette saison 5 ne déçoit pas dans ce sens. On découvre le passé avant de revenir dans le présent pour reconnecter avec Violet (Keeya King) et Ivory (Jennifer Cheon Garcia) d’un côté, et Axel (Jonathan Scarfe) et Julius (Aleks Paunovic) de l’autre. On va recroiser des figures clés du show qui ont le droit de faire leurs adieux. On a des morts et des retours, de nouveaux dangers et une conjecture en constante évolution. Il y a peu d’épisodes qui ne servent à rien dans cette ultime saison, car les scénaristes voulaient emmener Van Helsing à sa fin de manière naturelle et non précipitée — ils bouclent d’ailleurs la majorité des intrigues, laissant tout de même quelques légères ouvertures pour une possible expansion de l’univers, sans que cela soit réellement nécessaire ou dérangeant. Concrètement, ce fut globalement bien mené. On peut regretter que Vanessa (Kelly Overton) soit finalement peu présente ou que les conditions de tournage imposées par la pandémie aient amplifié l’isolement de certains personnages — qui était déjà notable même avant cela. Dans d’autres circonstances, on peut imaginer que le final aurait été plus explosif, mais l’équipe de la série parvient à faire fonctionner les scènes avec ce qu’ils ont, livrant action, émotion et décapitations dans de bonnes proportions. Les limitations de la série n’ont donc pas changé et certaines ont simplement été plus voyantes, mais quand on suit le show depuis son lancement, ce n’est pas pour ses qualités esthétiques que l’on continue de le regarder à ce stade.
Trois ans après leur avènement, les vampires dominent le monde. Vanessa Helsing, arrière-arrière-petite-fille du chasseur Abraham Van Helsing, est réveillée d'un long coma pour diriger un groupe de survivants humains dans leur lutte contre les vampires. -------------------- Très librement adaptée du comic book éponyme, cette série nous introduit à Vanessa (Kelly Overton) qui est dans le coma depuis 3 ans. Quand elle se réveille, elle découvre que le monde a été envahi par des vampires. Rapidement, elle réalise qu’elle a le pouvoir de retransformer les buveurs de sang en humain. Van Helsing débute ainsi en plein mystère. Qui et quoi est Vanessa ? Les réponses n’arriveront pas avant le season finale, mais la série ne se repose de toute façon pas là-dessus pour prendre forme. En fait, Neil LaBute est visiblement plus intéressé par l’aspect Survival de son show. Vanessa se réveille au cœur d’un groupe de survivants et celui-ci s’étoffera, se décomposera et se reformera. Les morts seront nombreuses et cette première saison n’a dès lors pas peur de faire quelques sacrifices en court de route pour entretenir le danger de ce monde dans lequel l’humain est devenu une proie. Divisée en deux parties distinctes, cette saison 1 de Van Helsing se focalisera avant tout sur les personnages, peu importe s’ils sont confinés dans des espaces restreints ou en fuite. Tout repose sur le fait que l’on veut qu’ils restent en vie et c’est bien là la force de la série. Sa faiblesse est indéniablement ses moyens limités. Le budget des séries SyFy ne peut pas toujours être élevé et nous ne sommes pas ici devant un blockbuster. La photographie est souvent rudimentaire et certains membres du casting ne tiennent pas réellement la mesure. Quand on est un amateur de longue date des productions de cette chaine, on a l’habitude de dépasser l’esthétique et d’apprécier la valeur des idées. Van Helsing ne se noie pas sous les concepts compliqués. Sa mythologie prendra d’ailleurs forme tardivement. Néanmoins, elle se montre intéressante dans l’exploration psychologique qu’elle propose. La survie n’est pas un thème très frais sur le petit écran, mais Neil LaBute apporte son style, son talent pour l’observation et dessine des portraits intéressants, offrant ainsi à Vanessa, mais également à ceux qui l’entourent de réelles motivations. On apprend alors à connaitre les personnages et à apprécier ce qui les pousse à agir, positivement ou non. C’est véritablement ce qui fait la force de Van Helsing. Son potentiel réside donc dans l’humain, le vampire n’étant qu’un accessoire, celui qui alimente la peur et encourage les survivants vers des extrêmes qui dévoilent leur vraie nature. Cela dit, cette première saison n’est pas un long drame psychologique. Certes, le rythme n’est pas toujours soutenu, mais le divertissement n’est pas laissé pour compte. Une fois que l’on a appris à connaitre les personnages, les rebondissements et l’action prennent progressivement le dessus. Il faut après tout faire bouger les choses pour entrainer le changement. Van Helsing n’est d’ailleurs pas une série qui fait du surplace. Même si ses évolutions sont parfois discrètes, la situation et les personnages ont véritablement progressé en 13 épisodes et l’univers du show s’est étendu, dévoilant du potentiel pour la suite. Avant cela, le voyage a demandé une période d’acclimatation et, avec plus de moyens, de nombreux écueils auraient pu être évités, mais le résultat est bien meilleur que ce que le point de départ le laissait supposer.
Série arrête au 2ème épisode