Lucky Hank suit les tribulations existentielles d’Hank Devereaux (Bob Odenkirk donc), directeur du département d’anglais d’une petite université déshéritée de Pennsylvanie, qui traverse une crise de la cinquantaine coriace. Fatigué par sa vie d’universitaire dépassionnée, sévèrement atteint du syndrome de la page blanche (son deuxième roman est au point mort depuis deux décennies) et échauffé par l’ombre vampirisante d’un père absent, prestigieux critique littéraire ayant récemment pris sa retraite, Hank finit par lâcher la rampe lors d’un de ses cours d’écriture, et prend pour cible un élève un brin suffisant, lui torpillant quelques vérités difficilement digérables. En substance : si vous êtes ici, à Railton College, haut lieu de la médiocrité, c’est que vous êtes médiocre. La saillie fuite, et on frise l’incident diplomatique.