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il trittico

A

Alex plans to do

"Il trittico " à l'Opéra bastille. 3 délicieux opéras d'un acte de Pucchini. En deux posts du coup pour ne pas faire trop long. Avec un trait commun, en plus de la musique !( Et disons le, Pucchini est grand !) la soprano dans les 3 pièces. Asmik Grigorian : Une découverte et une (quasi) illumination. J'avoue que non seulement j'ai vibré mais j'etais tellement sous le charme de son chant que je n'ecoutais sa voix, non, je la ressentais directement en moi. Un nom, une voix a suivre. Pour moi c'est sur.. 3 pièces donc La première est joyeuse (facon Volpone : film avec Louis Jouvet et Harry Baur à voir absolument ! ) où une famille égoïste et plus qu'un peu vautour, veut s'approprier l'héritage de l'aïeul. Elle se fait doubler par leur entremetteur qui rafle la mise au profit de l'amour des enfants. Moral, drôle et bien jouée (c'est rare comme remarque pour un opéra mais la c'est vrai.) le duo baryton/soprano nous emporte avec allegresse. Un petit régal de satisfaction sociale et de plaisir. Le second est un hommage à Paris, le Paris des romances, le Paris des bateleurs, des pauvres, de ceux qui travaillent dur et ne s'enrichissent jamais. Un hommage a l'amour, il est partout en joie sur ce quai de scène, les femmes et les hommes chantent, se retrouvent, se séparent. Ah l'amour...et le voilà lui le sujet principal : Un amour à trois qui finit mal. Les chants se repondent en allégresse mais aussi en tristesse et en amertume jusqu'à la scène finale. Le trio baryton, ténor et soprano nous emportent. Et n'oublions pas de dire que la mise en scène, les décors, les choeurs, lee, les rythmes choisies (des trois opéras) sont à la hauteur et font partie du succès. Il Trittico suite.. Enfin, la derniere piece. (Last but not least ! ! ) Son propos m'emballait le moins. (J'avais peur du plan plan ! ? comme on dit). Une fille de famille riche est punie et cloîtrée pour avoir fautée. Sans nouvelles depuis des années de son fils et de sa famille, elle accepte son sort et se dévoue, en quasi sainte envers la communauté. Jusqu'au jour où sa tante lui rend enfin visite. Hélas, la visite est funeste et sa tante qui ne veut que son argent lui apprend que son fils est mort depuis 2 ans. Et là ! la quasi sainte, qui n'était qu'effacement et douceur se metamorphose et explose. Le duo avec sa tante est tonitruant et feroce. La colère éclate et les chants aussi. La tante fuit. Seule, face à elle, la colere fait place au désespoir et elle veut mourir pour revoir son fils. Mais après s'être empoisonnee elle se rend compte qu'elle a péchéCe qui pourrait l'empêcher de "voir " son fils qui lui était pur.. Elle implore la vierge. Ce désespoir chantée, était a un tel niveau que l'on ne jouait plus, je n'étais plus spectateur mais témoin rempli d'émotion. Oui j'ai pleuré et pas de larmes convenus, non des vraies. Et lorsque le fils liberé par la vierge (merci madame) a rejoint sa mere sur scène moi aussi ai explosé. Un tel déferlement d'émotion était peu contenable. Incroyable comment une voix, une musique peut a ce point émouvoir. En guise de conclusion le lendemain matin je me suis levé heureux. Certes cela m'est déjà arrivé... Mais, j'imagine que le déferlement d'émotion de la veille y est pour quelquechose. Magique musique ! Magique Asmik ! Merci et à Pucchini aussi.

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