
l'étang Gisèle wienne
Rémi Journet a noté 8/10
commençons par la hype : adèle est excellente même si je n'ai franchement pas été touché par son jeu mais que j'impute aux choix de la metteuse en scène. les voix, la diction, le caractère des perso m'ont irrités. mention spéciale à la sœur qui parle comme un adulte qui imite un enfant (jsp si c'est clair) pendant 1h20 ça m'a pas mal sorti de la pièce pour être honnête. ajoutons à cela les quelques éléments que j'ai trouvé assez peu compréhensible (les bonbons, les choix de musiques, la présence des marionnettes au début et leur retrait, la chorégraphie de ces retraits, etc) j'ai été foutrement hermétique à l'esthétique global de la pièce et je suis donc passer totalement à côté de son sujet principal : le sensoriel. La métaphore de l'étang par la lumière et le mouvement. Les non-dits et l'atmosphère qui s'en dégage. Cet infra monde pesant qui stagne sur les personnages et qui amène à l'immobilité, la soumission ou le refus. Ce dédoublement constant entre les corps et les dialogues. Cette réflexion sur la famille et sur ses figures occidentalo-capitalistes qui sont à la fois destructrice comme vectrice de normalisation. Non franchement c'est brillant et je remercie la ptiote Yulia qui m'a amené à comprendre la pièce, ou plutôt, qui m'a ramené à la pièce. C'est-à-dire, à cet espace de réflexion et à cette sensibilité qui gratte le cerveau, qui est inconfortable et pour le meilleur. Ces œuvres qui marquent et qui continuent de vivre après les applaudissements. C'est ça, je crois, l'art. C'est se mettre en mouvement, même quand il est au ralentis.