Douze hommes en colère
Avis et Commentaires
3 avisPièce de théâtre. Acte I : Un adolescent d’origine modeste de 16 ans est accusé du meurtre de son père. Il risque la chaise électrique. Le père a eu un cran d’arrêt planté dans la poitrine. Douze hommes en colère, les jurés vont devoir décider du sort du jeune garçon. 11 jurés le croient coupable, seul le juré n°8 (architecte) avoue avoir ses doutes et va arriver à convaincre les autres de ne pas voter à la va vite. Nous n’assistons pas au procès. La pièce commence dès le début des votes. Dès le début je suis emballée, je sens déjà la tension. L’écriture est fluide, c’est très plaisant. Le gamin est battu depuis son plus jeune âge. Il a un casier judiciaire. Le soir du meurtre, les voisins disent avoir entendu des cris et une dispute entre le père et le fils. Le garçon reconnaît être parti à 20h après avoir été cogné par son père et être allé acheté un cran d’arrêt, soit disant un exemplaire unique, pour le donner à l’un de ses copains dont il avait cassé le cran d’arrêt. Il est rentré chez lui puis est ressorti pour aller au cinéma. Il dit avoir perdu le cran d’arrêt car son jean a un trou. Il ne se souvient pas des acteurs, personne ne l’a vu dans ce cinéma. Le 8ème juré surprend tout le monde en brandissant exactement le même cran d’arrêt. Ils vont refaire un vote mais anonyme sans que le juré 8 y participe. Le juré 9 (retraité) vote non coupable. Le juré 8 explique ses doutes. Le voisin d’en dessous affirme avoir reconnu la voix du gamin crier : « Je vais te tuer ! » et tout de suite après avoir vu le gosse descendre les escaliers. Une voisine d’en face affirme avoir vu le meurtre lorsque la télé passée dans les 2 dernières vitres. Donc pour le juré 8 il est impossible qu’il est pu entendre la voix du meurtrier puisque la rame passait au même moment. Habillement le juré 8 immisce le doute dans la tête de certains jurés. En faisant une mise en scène, il essaye de prouver que le vieux voisin ment et qu’il n’a pas pu à cause de sa jambe raide, voir en 15s que c’est le gamin qui a tué son père. A la fin de l’acte I, une dispute éclaté entre le juré 8 et le juré 3 (chef d’une petite entreprise). Acte II : L’ambiance est lourde et électrique. Plusieurs jurés se prennent la tête. Un orage éclate. La tension est palpable. Ils revotent et cette fois ci il y a 6 votes pour et 6 contre. Le juré 8 met en avant le fait que le coupable ne se soit pas souvenu le soir de son arrestation du film qu’il avait vu. On apprend qu’ils sont payés 6 dollars par jour. Il explique que pour lui c’est normal car il est accusé de parricide et il est interrogé juste à côté du cadavre de son père. Ils parlent des tests psychologiques qui ont révélé que le coupable pourrait être capable de tuer. Mais certains jurés disent que nous pouvons tous tuer mais encore faut-il le faire. Le juré 10 et celui qui est le plus « têtu », apparemment raciste, il refuse de changer son vote à chaque fois. Il se prend même la tête avec plusieurs des jurés. Il est antipathique. Puis ils en viennent à parler de la plaie qui a été faite coeur vers le bas et l’un des jurés explique que ce genre de couteau se sert du bas vers le haut. Ensuite, ils parlent de la voisine qui affirme avoir vu le coupable commettre son crime mais l’un des jurés se souvient d’un détail : elle a des marques sur le nez mais ne portait pas de lunettes. On arrive à la fin du livre. Le juré 10 malgré qu’il ne soit toujours pas convaincu fini par dire non coupable et idem pour le juré 3 car pour eux des doutes subsistent, pour moi ils sont de mauvaise foi. À la fin le gosse sera jugé non coupable à l’unanimité. Avis : J’ai adoré ce petit livre. Toute la tension qui en ressortait. Les dialogues. Tout était contre le gosse …comme quoi ne jamais se fier aux apparences.