
expo caillebotte
Alex plans to do
Expo caillebotte musée d'Orsay. j'ose le dire : dans la famille pré et post impressionniste ce n'était pas, pour moi, le fleuron le plus captivant. Mais un fleuron tout de même ça je l'ai constaté. Pourtant ça commence mal ! 20 minutes sous la pluie à attendre que les portes s'ouvrent (ils devraient y penser un peu nos directeurs ou trices de musées ! ? Je crois que si j'ai attrapé la creve c'est un peu pour ça, vais demander a me faire rembourser le prix du doliprane.) J'adore le musée d'Orsay, à lui seul il vaut le coup d'oeil. Le dôme central plein de lumiere entouré des oeuvres est un vrai bonheur. Un coup d'oeil rapide à la statue de la danse qui était a l'extérieur de l'Opéra garnier de Carpeaux. Et aux caricatures de Daumier, dont il manque la tête de Macron qui irait parfaitement au centre de cette galerie d'horreur... et hop caillebotte. Ça y est on est dedans, et la ce qui s'impose et m'impressionne surtout ce n'est pas le style, plutôt classique. La palette, en effet reste sombre et peu spontanée. Mais la perspective n'est déjà plus vraiment classique. Et c'est déjà beaucoup. Mais le sujet en impose. Des sujets. populaires, du quotidien et qui dégagent des sentiments forts. Ainsi les ouvriers ne sont pas symbolisés ils sont la, en vrai, même avec leur bouteille de vin. Les raboteurs une maitre pièce. Et puis un detail parfois parfois etonnant nous renvoie à la réalité ; Un chapeau haut de forme en canotant, une paire de chaussures devant un nu allonge. On est dans l'instant de vie. Et puis, les nus ne sont pas ceux ou celles de dieux ou de héroines mais de gens que l'on peut voir et côtoyer y compris dans l'intime. Et cette personnification en personne du commun qui a fait scandale. Ensuite, la palette se colore, la patte se fait plus spontané, l'evolution est plus dans le ton impressionniste. Mais il y a 2 tableaux qui ont retenus, un peu plus, mon attention. L'un le déjeuner de famille. Sombre, noir, oppressant, le monde de la bourgeoisie vu par le peintre. Avec ces hiérarchies y compris dans la famille. L'ordre de manger par exemple. Le fils aîné a droite a presque fini son assiette, la mère commence a être servie et l'assiette vide devant nous est celle du peintre qui doit attendre sont tour. Hiérarchie bien ordonnée de la bourgeoisie parisienne de l'époque. Beau tableau qui parle. Et puis il y a les bateaux, le peintre lui même d'ailleurs en avait conçus. Et je dois dire que la dynamique du tableau est attirante. Homme de multiple talents, peintre, ingénieur naval et aussi collectionneur. il a beaucoup soutenu Monet et Renoir, en achetant leurs toiles, quand ils n'étaient pas reconnus. Un sacré personnage donc, un beau lieu et une belle expo. Un triptyque a voir.