Deux occultistes s’aventurent, en pleine nuit, dans un vieux cimetière. Sous une tombe, ils découvrent un escalier secret menant vers les profondeurs de la terre. Comme souvent chez Lovecraft, la curiosité devient une condamnation — et tout tourne mal.
Petite nouvelle typique du maître de Providence, Le Témoignage de Randolph Carter ne réserve pas de grandes surprises, mais elle remplit parfaitement son rôle. Le récit est bien rythmé, sans les longueurs techniques de Les Montagnes hallucinées par exemple, ou les longues descriptions de la Quête Onirique de Kandath l’incconu. En quelques pages, la tension monte — ou plutôt descend — jusqu’à une révélation finale efficace, bien que manquant un peu d’impact.
Malgré sa brièveté, l’histoire réussit à créer cette atmosphère nocturne et inquiétante propre à Lovecraft, où le surnaturel s’insinue sans jamais se montrer complètement.
Au final, un excellent petit récit lovecraftien, parfait à lire avant de se coucher… pour s’assurer une nuit peuplée de cauchemars et de cités non-euclidiennes.