Summary
Upon his return to his ancestral homeland, an American man is bitten, and subsequently cursed by, a werewolf.
Vouloir refaire un film à l’image des classiques Universal des années 30-40 est en soit une idée séduisante, tant ces films ont acquis du charme avec les années. Seulement le réalisateur ne se montre clairement pas à la hauteur de l’exercice. En utilisant des effets horrifiques bas de gamme (jump scare notamment), des acteurs mal castés (Benicio Del Toro est vraiment pas terrible) et une mise en scène à la fois tape à l’œil (effets d’accélération insupportables) et plan-plan, le film s’oublie à peine vu. Sans être totalement honteux, ce remake est un coup raté n’ayant su lui donner une personnalité suffisamment forte. Le loup-garou originel de 1941 à encore de beaux jours devant lui.
Le film est à la limite du nanard plus d’une fois. En plus, le film ne fait ni peur ni n’est angoissant. Et le film se veut Shakespearien pour conclure comme il a commencé (Del Toro joue un acteur de théâtre interprétant les pièces de Shakespeare), mais c’est juste long et chiant. Enfin, entre le début et la fin, il n’y a pas vraiment d’intrigue. Je ne sais pas comment l’expliquer. C’est comme si ils improvisaient au fur et à mesure. D’ailleurs Weaving se permettant même d’attendre à la taverne que le temps passe en lisant le journal. Ce film confirme que je n’aime pas Benicio Del Toro, qui a le charisme d’un sac à patates. Il traverse le film comme si c'était un spectre, et semble assez peu concerné vu la tête qu’il tire pendant tout le film. En plus, je trouve sa romance très mal amenée. C’est juste la veuve de son frère. La romance existe juste pour respecter le cahier des charges d’un film de loup garou. Mais on ne sent pas d’amour entre les deux. Emily Blunt apporte, quant à elle, tout son talent et son charme à son personnage, qui devient en quelque sorte l'héroïne principale dans la seconde moitié du film (ses fans apprécieront). Le seul point négatif, c’est la romance. Hugo Weaving joue un second rôle ni bon ni mauvais. Et il m’a fait rire avec une réplique. Le meilleur moment du film d’ailleurs. Par contre, Anthony Hopkins a proposé déjà beaucoup mieux en performance. Il se contente du minimum syndical. La photographie n’est pas spécialement belle. Très sombre, style gothique. On voit qu’ils ont utilisé un filtre pour tout rendre plus sombre, surtout à l’extérieur. Le dernier quart est tout de même mieux que le reste. Et en ce qui concerne les effets spéciaux, ils alternent entre bon, correct, et mauvais. En ce qui concerne le loup, ils ont préféré recourir à des prothèses qu’à des images de synthèse. Et c’est à tout à leur honneur. De plus, la scène de la transformation est plutôt bien faite. Le film est un film de monstre donc le sang coule et les scènes gores sont sympathiques le plus souvent. Au moins, il y a du sang et les tripes volent. Cependant, on se demande à la fin du film si elles ont contribué à sauver le film ou à le couler encore plus Sinon la reconstitution de la vieille Angleterre est bien faite. Danny Elfman quant à lui est vraiment en chute libre. La musique qu’il propose n’est pas marquante et surtout insipide. Par contre, la mythologie traditionnelle loup-garesque est bien respectée : lande anglaise, pleine lune, balles d’argent, schizophrénie, origine tzigane, transmission de la malédiction, exécution par une personne aimante, etc. Au final, le film ressemble plus à une série B qu’à un film. Encore un argument pour les anti remake.
Dernière version plus récente du wolfman dans les rôles principaux Anthony Hopkins déjà vus dans le silence des agneaux et sa suite mais la meilleure performance revient à Benicio Del Toro dans le rôle du wolfman enfin le dernier combat wolfman vs wolfman est époustouflant bien que très rapide.