Roman sûrement autobiographique.
Aliocha est un adolescent russe qui s’est exilé en France avec sa famille.
Tiraillé entre la culture russe de ses parents et son profond amour pour la France, il va faire la rencontre de Thierry, jeune homme handicapé qui va l’initier à la littérature française pour laquelle il s’éprend (Anatole France). Une forte fraternité va s’établir entre les deux personnages jusqu’à ce que Thierry meurt. Aliocha profondément blessé par la mort de son camarade se remet à penser à ce que Thierry lui disait et s’intéresse de plus en plus à sa culture russe, qui avant, la détestait. Il se mets donc à lire Guerre et Paix de Tolstoi en russe.
Ce qui est interessant c’est que Henri Troyat (académicien) à écrit beaucoup de biographie d’auteurs russes dont celle de Dostoieveski et Tolstoï.
Ce que je trouve dommage, c’est sûrement le personnage d’Aliocha un peu trop stéréotypé par moments, notamment pour sa haine de la culture russe jusqu’à chaque détail jeté constamment. De plus, son admiration pour son ami Thierry qui relève aussi de l’admiration pour la littérature et donc, la France (bcp de russes étaient passionnés par la littérature française) est souvent exagérée, sorte de louange compréhensible mais beaucoup trop présente.
La mort de Thierry est mal amenée, un peu prévisible …