Wow. Je n’étais pas particulièrement emballée au début. Comme toujours ces derniers temps. Le style est un peu particulier, fait de retours et de répétitions, cru et graphique, mais une fois que l’atmosphère du livre, de l’île, de cette vie si loin mais pourtant si proche de la nôtre, tout devient très intense. Ces ellipses et ces flashbacks, ces fragments tentaculaires qui se rejoignent pour former le puzzle d’existences déchirantes parsemées de douleur, de moments de bonheur et de fins tragiques, pas par leur originalité mais parce qu’on les vit et qu’on sent la vie les quitter. J’ai adoré. J’ai mis du temps à le lire mais je pense que c’était là le temps nécessaire pour une première lecture. Car oui, je compte le lire de nouveau, l’acheter et l’avoir sur mes étagères parce que ce livre raconte la vie, ses connexions, ses peines mais aussi ces réflexions universelles que tous nous avons et qu’il arrive parfaitement à mettre en mots et à incorporer au récit. Je me suis reconnue dans plus d’une digression philosophique et je veux pouvoir retrouver ces passages. À la fin, j’ai compris qu’en plus d’être une ode à la vie, à sa complexité, à la souffrance qu’elle engendre par la singularité de l’humain, c’était aussi une lettre d’amour à un lien transcendant qui transperce le livre. On ne sait pas lequel. Magistral.
PS : cela m’a également donné envie de lire plus d’auteurs islandais - beaucoup sont sur ma liste maintenant - dont celui-ci.