Dans ces tomes, on voit comment Guts a survécu, sa rencontre avec la troupe du faucon qu’il appris à considérer comme des amis, l’ascension et la chute de Griffith.
Dans le tome 4, Guts a dû tuer son père en se défendant et a du survivre seul. C’est ce qui a forgé son caractère. On ne peut compter que sur soi même pour survivre.
Ensuite, sa rencontre avec la troupe du Faucon. Un peu brutal comme rencontre puisqu’il se fait attaquer par un petit groupe pour son argent mais les bat facilement. Face à Casca, il réussit à s’en défaire. Mais il échoue à battre le leader Griffith. Ce dernier ne le tue pas le considérant comme un pion essentiel à son ascension.
Pendant longtemps et après ces événements aussi, Guts se battait en testant sa survie comme s’il souhait mourir mais en même temps pour avoir une raison de vivre (la survie). La troupe du faucon lui a donné une nouvelle raison : se battre pour les autres, et plus particulièrement pour amener leur leader, Griffith, au sommet. Que Guts considérait à la fin comme son ami. Lors du sacrifice, Guts s’est senti trahi (il y a de quoi) et a vu tous ses amis se faire massacrer et la femme qu’il aimait se faire violer devant ses yeux par son meilleur ami. Depuis il ne veut plus s’attacher pour ne plus jamais ressentir ce qu’il a vécu.
Également, c’est dans cet arc qu’on voit naître la relation entre Guts et Casca. Pourtant tout commence mal entre les deux. Casca déteste Guts car elle est jalouse que Griffith veuille Guts dans son équipe. Alors qu’il ne l’a jamais dit à personne. Il lui vole sa relation privilégiée avec Griffith. Griffith qu’elle adule et dont elle voue un culte. Mais au fur et à mesure que le temps passe, et d’une nécessité à vivre à deux après avoir été séparé du groupe, vont faire qu’ils vont se rapprocher et va naître une belle relation.
Griffith. Le grand Griffith. Celui qui possède la Béhélit rouge. Il n’a qu’un seul rêve : posséder son propre royaume. Il est parti avec rien et va gravir un par par les échelons sociaux.
Griffith est un personnage altruiste, animé par l'idéal du « rêve » auquel chaque homme digne de ce nom devrait consacrer sa vie, mais également dévoré par l'ambition liée à la réalisation de ce rêve qu'il veut atteindre — sans doute sous l'influence de son pendentif, le Béhélit qu'une vieille femme lui aurait « confié » à l'âge de 9 ans (mais cela est remis en question par les dires de Zodd, qui annonce à Guts que le Béhélit est lié à son destin et qu'il est une part de lui qu'il ne pourra jamais perdre). Griffith est animé d'un noble sentiment (accomplir son rêve, à savoir fonder son propre royaume), mais le chemin qu'il doit prendre pour réaliser son rêve n'est pas aussi innocent que ce dernier, et cela le fait souffrir (il est tiraillé entre deux choix : ne plus faire de morts — ce qui revient à mourir brisé, sans rêves — ou continuer son chemin vers la réalisation de son rêve).
Enfin dernier point important, on rencontre Zodd. Un apôtre (un humain ayant eu une Béhélit qui a reçu des pouvoirs surnaturels en échange d’un sacrifice). Guts résiste grâce à son épée, mais ne peut le vaincre ; Griffith, venu à sa rescousse, n'en sera pas capable non plus.
Il finit néanmoins par partir, après avoir vu le Béhélit que porte Griffith. Auparavant, il fait une prédiction à Guts : « Si ce qui te lie à cet homme (Griffith) est une véritable amitié, fais bien attention, car le jour où son ambition s'effondrera... Ta mort t'attendra ! Une mort dont tu ne pourras te soustraire ! ».
Prophétie qui s’est avéré vrai (semi vrai pour l’instant). En effet, le jour où Guts est parti, Griffith a totalement été détruit, car ce qui importe à Griffith est que Guts participe à son rêve, qu'il en soit la clef de voûte. Hélas, Guts n'est pas de ceux que l'on peut aisément enfermer, aussi cherche-t-il sa propre voie. Perdant à la fois son meilleur guerrier et meilleur ami, il a perdu la raison et a précipité son plan parfait, ce qui l’a mené à la ruine. Cela me conduit à être arrêté par le roi et torturé pendant plus d’un an. Après avoir été sauvé par le reste de la troupe du faucon, il fuit quand il comprend que son rêve a pris fin, et qu’il inspire de la pitié à ceux qu’il adorait.
Le Béhélit convoque en l’Éclipse et les God Hand, qui lui offrent son ascension, en sacrifiant ce qu'il a de plus cher : la troupe du Faucon, dans son intégralité. Ainsi disparaissent presque tous les soldats qui composent cette glorieuse armée, dévorés par les Apôtres. Griffith, auparavant brisé et sans force renaît sous l'apparence de l'ultime God Hand : Femto. Après son ascension, il blesse Guts en violant et détruisant psychologiquement Casca sous ses yeux. L'image du viol et du massacre de la troupe restera « imprimée » sous la paupière de l’œil perdu de Guts. Depuis ce jour, Guts a su s’en sortir mais vit avec la mort a cette trousse à cause de la marque du sacrifice.
Cet arc est à l’heure actuelle encore le plus beau écrit de l’histoire. Et il se termine par la plus brute des violences. Car Bersek c’est violent, très violent. Mais là, on est au sommet de la violence. On a appris à connaître chaque membre de la troupe du faucon et le sacrifice de Griffith nous laisse comme Guts, complètement détruit. En effet, Berserk c'est la noirceur, c'est le monstre tapis dans l'ombre.
Berserk c'est la dureté d'un sacrifice, le cheminement d'un sacrifié au malin, un voyage pour tromper la mort, pour renouer avec la vie.