Bristol - Cover

Bristol

De Jean Echenoz

2025

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7,4/10

Résumé

- Alors qu'est-ce que vous faites dans la région, dites-moi un peu, s'inquiète le commandant Parker. - Disons que c'est pour un film que je suis en train de tourner, indique Robert. Comme vous voyez. - On ne m'en avait pas averti, regrette le commandant, mais voilà qui m'intéresse beaucoup. Et quel genre de film, au juste ? - Toujours pareil, expose Robert, l'amour et l'aventure. Avec l'Afrique et ses mystères, vous voyez le genre. - Ah oui, soupire le commandant Parker, je vois en effet très bien le genre. Et pour votre histoire d'amour, vous avez pris quelle actrice ? - Céleste, dit Robert. Céleste Oppen.

Avis et Commentaires

27 avis
Marco G
Marcoa noté ★ 9/10
2 juillet 2025

J'ai adoré, quel bonheur de se replonger dans Echenoz.

CD
Carolinea noté ★ 5/10
28 avril 2025

Décevant

MC
Michelea noté ★ 8/10
7 avril 2025

J’adore l’humour de Jean echenoz

THIERRY THOMAS
THIERRYa noté ★ 6/10
15 mars 2025

Pas aimé ! Long !

Delphine Rozan
Delphinea noté ★ 10/10
2 mars 2025

Travelling, utilisation d'une mouche comme transition et comme moyen de décrire les lieux sur lesquels elle se pose sans passer par une description traditionnelle ( mouche que Bristol écrasera quand elle ne sera plus utile à la description), présence du narrateur qui doit changer de scénario à l' instar de son personnage réalisateur en inventant une autre possibilité puisque le personnage de Nadia Saint Clair a refusé le rendez-vous qui aurait permis qu'elle refuse de jouer dans le film, tout est drôle même la mise en abyme. Echenoz a la légèreté de ne jamais se prendre au sérieux alors même qu'il a des trouvailles géniales pour rompre avec le roman conventionnel . Le roman est envahi par des animaux loufoques ( mouche, éléphant, voiture comparée à un chien) L'onomastique est  hilarante ( Luc Voyard  réalisateur du film porno, " Retourne moi" porte un prenom qui si on le retourne en effet (cul) en dit long sur son cinéma de voyeurs Voyard ), Petrus Mogomotsi est  interprète et chargé de cours..., Echenoz joue avec les sonorités (" gros grain grenat") La scène où jean Claude se prend les pieds dans son parachute sur l'éléphant alors qu il devait le dompter dans le script m'a fait rire  bruyamment, comme la fausse insolence du narrateur ; " Pasternac serait assez facile à décrire mais on n en a pas tellement envie" ,  le jeu avec les figures de style qu'il nomme même, la réécriture du topos du coup de foudre amoureux passant par le regard entre Bristol et Celeste renouvellent le genre. Echenoz déonstruit la syntaxe : Julien Claveau " déchiffre une affiche de Polyeucte avec Michèle Severinsen dans le rôle de Stratonice qui reparaît avec le thé,  mais asseyez- vous donc et que me vaut le plaisir de votre visite?" Le point de vue change dans la relative liée à "Stratonice" rendant confus l'antécédent: c'est Michèle Severinsen qui apporte le thé et non son personnage. Or juste après, son discours direct est mêlé à la narration dans une même phrase: cela correspond ainsi à une traduction du champ contre champ en littérature, Echenoz écrivant comme on filme dans la première partie. L'histoire est totalement invraisemblable, ce sont la fantaisie et la joie de l'imaginaire qui  comptent.

Juliette DOUSSOT
Juliettea noté ★ 7/10
26 février 2025

J’ai adoré le style. Quelle fluidité, quelle précision tout en restant d’une humilité d’écriture inhabituelle. J’ai adoré l’humour, le sarcasme, le second degré. En revanche, l’histoire de ce réalisateur ne m’a pas trop plue. Et il n’y a pas de fin. Cela m’a cependant donné envie de lire les biographies écrites pas cet auteur.

Alain Le Rille
Alaina noté ★ 9/10
23 février 2025

Echenoz conte des riens, comme si c'étaient des poursuites et des fusillades, comme si c'était Manchette. Savoureux.

Lanie Braconne
Laniea noté ★ 7/10
7 février 2025

Un de temps en temps pour l’originalité humoristique du style, c’est bien.

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