
Clamser à Tataouine
De Raphaël Quenard
2025
Résumé
« La discutable dextérité dont j’ai fait montre pour me dépatouiller de mon existence laisse à penser que je suis tout sauf un exemple à suivre. » C’est le moins qu’on puisse dire. Le narrateur est un jeune marginal qui n’a jamais cherché à s’intégrer. Ce qui ne l’empêche pas de trouver plus commode de rejeter l’entière responsabilité de son ratage sur la société. Et il compte bien, « en joyeux sociopathe », lui faire salement payer l’addition de sa défaite. Son plan ? S’immiscer dans toutes les classes sociales pour dénicher chaque fois une figure représentative de cette société détestée. Et la tuer. En écrivant le roman de ce psychopathe diaboliquement pervers, provocateur et gouailleur, l’auteur entraîne le lecteur dans une épopée macabre mâtinée d’un humour noir très grinçant. Avec un style aussi électrique qu’inventif, Raphaël Quenard dissèque le cerveau malade d’un monstre moderne et met en scène toute la galerie de personnages qui l’entourent.
Avis de la communauté
Les avis sur ce livre révèlent un mélange de fascination et de répulsion. Les lecteurs sont captivés par le style unique et provocateur de l'auteur, mêlant argot et langage soutenu dans une narration cynique et macabre. Bien que certains trouvent le rythme inégal et la fin précipitée, l'originalité du récit et l'humour noir sont souvent salués. Cependant, le mélange de vulgarité et de pédanterie dans le texte divise clairement les opinions.
👍 Style unique et provocateur.
👎 Peut être perçu comme vulgaire et pédant.
Avis et Commentaires
130 avisC’est une honte d’utiliser une popularité grandissante pour encourager le féminicide facile et non fondé.
Bien dérangeant mais agréable à lire, c’est du Quenard
Un marginal suicidaire décide que la civilisation paiera pour ses maux : il tuera des femmes, chacune représentant un milieu social. Pour l’inévitable Raphaël Quenard, le récit de ces meurtres est l’occasion d’asperger de vitriol un nou- veau pan de la société. Premier roman tiré à 40 000 exemplaires, Clamser à Tataouine vire parfois à la quête éperdue du bon mot pour lui-même ; si le prota- goniste y perd en substance, l’auteur a un certain sens du rythme. On attendra la suite avec curiosité.

