Offert par Gaïa alors c’était forcément un plaisir de le dévorer en 24h. Ça se lit très bien, c’est le genre de bouquin qu’on veut voir en tête de gondole dans une gare où au supermarché parce que c’est un tournant NÉCESSAIRE pour le genre. On veut des figures féminines fortes qui remettent à leur place les zômes et qui sont forte et indépendante et qui acceptent leur fragilité et qui sont capable de reconnaître quand elle se trompent. Parce que Marie dans le bouquin elle montre à quel point elle est capable de se remettre en questions sur pleeein de sujet, par exemple sur sa collègue de boulot (trop touchant), sur ses comportements jaloux à la limite de la toxicité (quand elle jubile de voir Beverly mal à l’aise pendant le drag show) mais sa faculté à écouter les critiques, à se remettre en question, à s’excuser et à faire mieux après, c’est vraiment inspirant.
J’ai beaucoup aimé le fait que l’autrice décrypte à l’intérieur du livre les mécanisme commerciaux de la romance et de la dark romance et qu’elle s’en soit appropriée les codes. C’était vraiment cool de le voir se mettre en place tout au long du roman.
Les deux premiers chapitres sont vraiment cool : celui chez le psy et le chapitre écrit par Eva M. Jesaipaquoa qui finit en meurtre à coup de petit four, ça m’a fait hurler de rire.
J’ai aimé l’histoire avec José le cœur de beurre, lui aussi capable de s’excuser, de reconnaître ses erreurs et ses fragilités. Même si vraiment il a joué au con en faisant passer son petit ego et ses blessures avant l’écoute de l’autre mais bon. Il envoie des photos patates, qu’est ce qu’on peut faire avec ça.
C’était évidemment que Marie ne devait pas choisir le beau gosse sexiste mais le fait qu’on en doute tout au long du livre c’était bien joué. A un moment je me suis presque dit « non mais c’est pas possible elle va rester avec et le changer et ça va se finir avec encore un personnage féminin qui joue l’éducatrice (ou la daronne finalement) avec un mec gentil mais un peu teuteu » et j’allais être déçue. Tellement la protagoniste était aveuglée par ce gars. Et ça m’a fait me poser énormément de questions parce que je suis quasi certaine qu’on aurait touste agit de la sorte. Je pense par exemple à Sacha et Chloé et Maela : l’histoire qui se finit bien pour mon frère mais moi ça me questionne bcp sur : jusqu’où on va par amour et à quelle point est-on aveuglé par ça ?
En faite je crois que c’est un truc qui me fait extrêmement peur dans les relations amoureuses : pour moi les faire passer avant tout c’est dangereux. D’autant que là, le James c’est rien d’autre qu’un fantasme vivant, et elle arrive à en être tellement déboussolée qu’elle lui dit qu’elle est amoureuse ?? C’est fou quand même. Ça me fait hyper peur.
Heureusement elle se mange assez de tarte dans la gueule (merci Beverly) pour comprendre toute seule à quel point elle se fourvoie. Et le personnage de Cécile incarne très bien la manière dont ça aurait pu finir pour Marie mais aussi pour toutes les femmes qui abandonnent tout par amour ou pour l’amour : elles finissent seule avec des gosses sur les bras et un connard d’ex marie qui te fait du chantage financier.
C’est extrêmement flippant et très bien décortiqué dans le bouquin. Mais au point où ça m’a mise mal à l’aise dans plein de passages.
Par contre on en parle des éditrices de dark romance là avec leur délire de mâle dominant et de viol et de violence physique et psychologique ? Je suis sûre que ça existe dans la vraie vie et ça fait trop peur. Y’a vraiment des gamines qui lisent ça ?
Thank god le livre en lui même permet de balancer avec ces trucs horribles .