- En 1984, la sociologue Monique Haicault a propose la nation de charge mentale ménagère pour illustrer ce chevauchement des temps de vie.
Il s'agit de montrer comment les femmes balancent entre deux lieux: l'usine, la maison...
Comment chacun déborde sur l'autre.
Dans son essai « La gestion ordinaire de la vie en deux », elle explique comment elle a suivi le quotidien d'ouvrières en électronique et constaté qu'elles se souciaient en permanence de faire coexister trajets, tâches parentales, domestiques et professionnelles dans leur emploi du temps
Parler de charge mentale a permis de mettre en valeur une partie de l'exploitation des femmes jusqu'ici invisible: toute la préoccupation associée au travail domestique, avant son exécution.
- Il faut dire que tout, dans nos modes de vie, pousse les conjoints à se déresponsabiliser:
Notre environnement culturel et social
Nos schémas parentaux
Et les mauvais plis pris pendant le congé maternité
Les inégalités subies dans le privé ne sont que le reflet de notre société.
- Le sexisme bienveillant, ça consiste à voir et traiter les femmes comme des petites choses fragiles à protéger.
Ce sont deux psychologues, Susan Fiske et Peter Glick qui ont fait émerger ce concept lors de leurs recherches en 1996.
- Une autre manifestation courante de sexisme bienveillant, c'est l'effet «les femmes sont merveilleuses».
Mis en valeur en 1994 par deux psychologues, Alice Eagly et Antonio
Madinic, le women-are-wonderful effect» (en VO) consiste à survaloriser
-culturellement mais pas financièrement -
les femmes pour les qualités qui leur sont traditionnellement attribuées: douceur, sensibilite, finesse...
« Le travail le plus difficile au monde, est aussi le meilleur. Merci, Maman. »
Cette campagne d'une grande marque de produits ménagers, intitulée «Thank you mom», encense les mères qui se sacrifient pour la carrière sportive de leurs enfants.
- Selon Fiske et Glick, le sexisme aurait donc deux faces:
L’une haustile, bien connue. Consistant à refuser aux femmes l'acces aux domaines considérés comine (importants),
et l'autre, faussement bienveillante, consistant à encenser leurs compétences dans les taches traditionnellement féminines et devalorisées.
Ils qualifient ces deux faces réunies de sexisme ambivalent.
D'après leurs travaux, cette ambivalence serait due à la cohabitation de deux types de pouvoir:
Le pouvoir structurel, qui place les hommes en position de domination par les voies politiques, légales, médiatiques et religieuses
et le pouvoir dyadique, que place les hommes en position de dépendance des femmes vis-a-vis de la sexualité et de la reproduction.
- « Ouais. C'est là que c'est compliqué. Tu te doutes que la bourgeoisie va pas Laisser collectiviser ses chères usines comme ça
Mais souviens-toi de ce que je t'ai dit: toutes ses richesses viennent de notre travail. Le pouvoir, c'est nous qui l'avons! Si on se met en grève, on bloque tout. Le problème, c'est qu'on ne s'en rend pas encore compte. Pour que ça change, il taut qu'on développe une conscience de classe pour se révolter collectivement..
Alors, on pourra redonner à la collectivité ce qui lui appartient.
Et la bourgeoisie, elle se mettra au travail, comme tout le monde 2 heures par jour, elle devrait survivre.
Mais tu as encore plein de choses à vivre pour que ta conscience de classe s'éveille
Alors bonne route, et tu verras, tu n'es pas toute seule !
Emma. »