La critique de la religion et de l'église :
Rabelais utilise le personnage de Frère Jean, moine débauché et hypocrite, pour critiquer l'institution religieuse de son époque. Frère Jean est un exemple de la corruption et de l'immoralité qui existaient au sein de l'église catholique, et sa présence dans le roman permet à Rabelais de dénoncer les excès et les abus de pouvoir de l'institution religieuse.
La satire des élites politiques et sociales :
À travers les aventures de Gargantua et de son fils Pantagruel, Rabelais se moque des élites politiques et sociales de son époque. Les personnages nobles et puissants sont souvent représentés comme étant stupides, cupides ou corrompus, ce qui permet à l'auteur de critiquer la classe dirigeante et ses abus de pouvoir.
La dénonciation de la guerre et de la violence :
Rabelais utilise plusieurs passages du livre pour critiquer la guerre et la violence qui ravageaient l'Europe à l'époque de la Renaissance. Il décrit les batailles comme étant absurdes et dénuées de sens, et dénonce la cruauté et la folie des hommes qui se battent pour le pouvoir ou la gloire.
La valorisation de l'éducation et du savoir :
Bien que le livre soit souvent satirique et humoristique, Rabelais y exprime également des idées progressistes sur l'éducation et le savoir. Gargantua fonde une école humaniste où l'accent est mis sur l'apprentissage des arts libéraux et des sciences, ce qui reflète la conviction de l'auteur que le savoir et la connaissance sont des armes puissantes contre l'ignorance et la superstition.