
Je voulais vivre
De Adélaïde de Clermont-Tonnerre
2025
Résumé
Par une nuit glaciale, le père Lamandre recueille une fillette de six ans venue frapper avec insistance à sa porte. L’enfant aux yeux admirables tremble de froid et de faim. Elle a les pieds en sang dans ses souliers à boucles d’argent, mais refuse de répondre aux questions qui lui sont posées. Le vieux prêtre ne saura que son prénom : Anne. Vingt ans plus tard, Anne est devenue Lady Clarick. Richissime, courtisée, elle a l’oreille des grands et le cardinal de Richelieu ne jure que par elle. Pourtant, dans l’ombre, quatre hommes connaissent son vrai visage et sont prêts à tout pour la punir de ses forfaits. Manipulatrice sans foi ni loi, intrigante, traîtresse, empoisonneuse, cette criminelle au visage angélique a traversé les siècles et la littérature : elle se nomme Milady. Voici venu le temps d’écarter la légende pour rencontrer la femme. Même un personnage de fiction peut réclamer justice. Ce roman inoubliable, écrit d’une voix puissamment contemporaine, rend vie à Milady et nous offre son histoire dont Dumas a semé les indices dans Les Trois Mousquetaires. Magnifique portrait d’une femme libre menant, pour sa survie, un jeu dangereux. Dans une époque où trop d’hommes voudraient la contraindre et la posséder, elle se bat – jusqu’à la transgression ultime – pour son pays, pour son idéal et pour sa liberté.
Avis de la communauté
Les lecteurs sont captivés par ce portrait réinventé de Milady, offrant une perspective féministe et profonde sur un personnage traditionnellement vilipendé. Adélaïde de Clermont-Tonnerre est saluée pour sa plume dynamique et contemporaine qui redonne vie à cette figure légendaire, tout en explorant les thèmes de la liberté et de la résilience féminine. Malgré quelques critiques sur la longueur et la complexité par moments, l'ensemble est perçu comme une réécriture captivante et enrichissante.
👍 Réhabilitation fascinante de Milady.
👎 Peut être perçu comme long et complexe.
Avis et Commentaires
145 avisBien mais bon…gêné par l’écriture simple (trop). Et le coté superficiel Un bon roman d’aventures mais bon…long et peu attachant au final
Selon Alexandre Dumas, Milady de Winter est un personnage foncièrement diabolique, que les mousquetaires exécutent en 1628. Adélaïde de Clermont-Tonnerre rouvre l'enquête sur cette figure intrigante, à travers la confession de d’Artagnan, un demi-siècle plus tard, lors du siège de Maastricht. Elle y dévoile les ressorts d’une femme exceptionnelle, décrivant la série de complots dont elle fut victime dès son enfance. À travers la voix de d'Artagnan, la romancière offre une nouvelle lecture du mythe : elle transforme la figure diabolique du roman de Dumas en une survivante luttant contre un destin implacable. En s’attaquant au plus célèbre roman d’Alexandre Dumas, « Les Trois Mousquetaires » (1844), l’écrivaine et journaliste Adélaïde de Clermont-Tonnerre ne manque pas de panache. Dans sa ligne de mire ? Milady de Winter, née Anne de Breuil, qu’elle s’est mise en tête de réhabiliter. Car l’ennemie principale des trois mousquetaires est accusée par Dumas d’avoir séduit et ruiné un jeune prêtre ; empoisonné la compagne de d’Artagnan ; manipulé et trahi Athos ; commandité l’assassinat du duc de Buckingham… N’en jetez plus ! Née Anne de Breuil, l’héroïne assiste à l’assassinat de sa famille par un parent désireux de s’approprier l’héritage. Réfugiée plus tard dans un couvent, elle est abusée par son confesseur, puis marquée au fer rouge. Elle séduit le Comte de la Fère, Athos, qui l’épouse, avant de découvrir son stigmate et de l’abandonner pour morte. Devenue Lady de Winter, elle s’installe en Angleterre et se remarie. Son nouvel époux décède peu après. Accusée d’assassinat par le frère puiné du défunt, elle gagne Paris, où le Cardinal de Richelieu emploie ses talents d’espionne dans le conflit qui oppose le Royaume de France au Royaume d'Angleterre, dirigé par le duc de Buckingham. Après maintes péripéties, elle parvient à assassiner Buckingham, avant de tomber aux mains des mousquetaires qui rendent une justice sommaire. C’est là que cela se complique vraiment, vraiment, vraiment ! Lors du siège de Maastricht, qui lui est fatal, d’Artagnan confie ses remords et révèle à son aide de camp, Philippe de Saint-Chamas, ce qu’il a appris la veille de l’exécution de Milady... « Je voulais vivre », crie Milady, une femme qui choisit la vengeance quand d’autres s’abandonnent aux larmes. Le livre aborde un thème particulièrement fort et intéressant, celui de la liberté individuelle face aux pressions sociales et familiales. Le témoignage de Milady est touchant et permet au lecteur de s’immerger dans une réalité méconnue. Cependant, malgré la puissance du sujet, la lecture peut parfois devenir confuse. Le récit introduit de nombreux personnages et relations, ce qui rend difficile de bien suivre qui est qui. À force, on peut avoir l’impression de mélanger les personnages, ce qui nuit à la fluidité de la compréhension. Cette complexité affaiblit légèrement l’impact émotionnel du récit, alors même que l’histoire en elle-même est forte et mérite toute l’attention du lecteur. Malgré cela, l’ouvrage reste intéressant pour les réflexions qu’il suscite.




