Je l’ai lu parce que c’est rare de lire un livre cul cul con con sur les conseils de ma grand mère qui a plutôt tendance à me conseiller des lectures lourdes et dures.
Ben j’en du bien déçue. L’histoire est, certes, mignonne, mais Ledig commence à présenter le même schéma pour chaque roman (ce qui me plaisait au début) mais qui ne m’apporte plus rien maintenant car c’est trop vu et revu. En gros c’est l’histoire de gens abîmé par la vie qui vont finir par réussir à pousser en se soutenant les uns des autres.
Là c’est l’histoire de Julie, une jeune caissière de 20 ans qui travaille pour pouvoir payer la vie de son fils de trois ans, Lulu. Touché par elle, Paul, un inconnu qui la croise au supermarché l’invite en vacances avec lui en Bretagne, avec son fils, Jérôme, qu’elle doit apprivoiser doucement. Et puis sur la route du retour ils ont un accident de voiture, et Lulu est d’abord de longues semaines dans le comas avant de mourir. Alors on suit Julie qui essaye de se reconstruire avec sa famille de cœur qu’elle s’est construite et qui est là pour elle et peu à peu elle tombe amoureuse de Romain, le kiné de Lulu quand il était dans le coma.
En soit ça aurait pu être cool. Mais déjà ma lecture a été perturbée par plein de remarques “anti féministe” du genre un dialogue “Vous êtes féministe? Non, alors je peux vous inviter à dinner” alors déjà ma petite dame, tu devrais être féministe c’est le minimum, genre c’est pas grave de dire honnêtement les mots hein. Parce que ce que tu décris c’est féministe donc pourquoi faire dire à tes personnages que non non non sûrement pas non ils ne sont pas féministe. Trop chiant à lire. Et la réflexion en elle même est stupide.
Ensuite il y avait pas mal de réflexion essentialisante sur les hommes et les femme et sur leur sexualité du genre “Le périnée féminin est le chœur des femmes.
Un lieu sacré dans la cathédrale.” C’était vraiment pas ouf, et surtout j’ai trouvé que c’était un peu de la psychologie de comptoit mais ça a la limite…
Il y avait aussi quelques petites réflexions sur le poids était pas des plus fameuse non plus mais bref.
Je crois que ce qui m’a le plus dérangé c’est la relation Paul/Manon (la meilleure amie de Julie) où ils ont 30 ans d’écart et personne se pose de questions. C’est finit le temps où on ne remet pas en question dans ce genre de cas un peu creepie. Et surtout le plus étrange c’est que quand il rencontre Julie il lui fait plein de remarque sur le fait qu’il pourrait être son grand père. Par contre sa pote pas de problème? Chelou.
Bref c’était un roman facile qui ne vaut pas le détour.
Un an plus tard : je relisais mes critiques et c’est marrant j’ai fais les mêmes réflexions dans un autre livre de Ledigs sur le ton « anti féministe » et sur la romanisation des grand écart d’âge dans une relation : elle doit avoir un problème avec ça et moi ça me dérange donc c’est ciao.