
L'Alphabet du silence
De Delphine Minoui
2023
Résumé
Par l'autrice de Les passeurs de livres de Daraya Grand Prix des lectrices Elle Göktay est professeur à l'université du Bosphore à Istanbul. Idéaliste, adoré de ses étudiants, il a séduit Ayla, professeure de français, avec un poème. La vie est douce quand on est jeunes, amoureux et parents comblés d'une petite fille. Mais Göktay refuse de vivre dans une bulle. Pour avoir signé une pétition de plus, une pétition de trop, il est arrêté et jeté en prison. La répression menée par le président Erdogan s'abat, féroce et violente. Des milliers d'activistes, de journalistes, de fonctionnaires et d'universitaires sont réduits au silence par un pouvoir cynique, habile à manipuler l'opinion. Ayla s'était toujours retenue de s'engager : le confort du quotidien et sa famille comptaient par-dessus tout. Bouleversée de voir Göktay sombrer dans le désespoir et révoltée par l'injustice, elle décide de reprendre le flambeau. Un roman de colère et d'amour, traversé par l'Histoire.
Avis et Commentaires
10 avisUne famille iranienne voit son quotidien bouleversé lorsque le père, un intellectuel engagé, est arrêté et emprisonné sous un prétexte politique. Sa fille refuse de se taire et lance une pétition pour alerter l’opinion publique, mobilisant médias et militants. Mais dans un régime où la censure et la répression dominent, chaque prise de parole est risquée. À travers leur combat, la famille se heurte à la peur, aux menaces et aux silences imposés. Au fil du récit, la fille comprend que les mots sont sa seule arme contre l’injustice. La chute montre que, malgré les efforts déployés, la libération du père est incertaine, mais son combat, relayé à l’international, brise en partie le mur du silence imposé par le régime.
cette journaliste met sous forme de roman une réalité triste de ce pays si proche de l’Europe. Bien écrit et très vivant.
Quelle bonne idée de lire se livre en se baladant dans les rues décrites par l’autrice. J’ai beaucoup aimé. Malgré le long listing des événements politiques qui aurait pu alourdir la lecture, le déroulement des événements m’a tenu en haleine tout le long. J’ai aimé que ce ne soit pas « trop » optimiste, juste ce qu’il faut d’espoir et de rêve de liberté. C’était pas non plus irréaliste et le happy end est assez long à venir pour que ce soit crédible. J’ai aimé les personnages secondaires et j’avais presque envie d’en savoir plus sur eux. Chouette lecture, politique et historique. « C'est ça aussi, Istanbul. Mille fois blessée, mille fois pansée. »




