Résumé
"Comme toujours, Lila s’attribuait le devoir de me planter une aiguille dans le cœur, non pour qu’il s’arrête mais pour qu’il batte plus fort." Elena, devenue auteure reconnue, vit au gré de ses escapades avec son amant entre Milan, Florence et Naples. Parce qu’elle s’est éloignée du quartier populaire où elle a grandi, Elena redoute les retrouvailles avec son amie d’enfance. Mais depuis quelque temps, Lila insiste pour la voir et lui parler... La saga se conclut en apothéose après avoir embrassé soixante ans d’histoire des deux femmes et de l’Italie, des années 1950 à nos jours. L’enfant perdue est le dernier tome de la saga d’Elena Ferrante.v Il succède à L’amie prodigieuse, Le nouveau nom et Celle qui fuit et celle qui reste.
Et voilà il est là le 10/10 dans la saga. C’est mon préféré : l’indépendance émotionnel d’Elena fait du bien, le fait qu’elle réalise que Nino est une merde, qu’elle habite au dessus de chez lila et que leur lien se rapproche à nouveau, le lien imparfait avec ses filles, sa relation qui s’améliore quand sa mère est malade, la terrible disparition de Tina qui m’a mise trop mal. C’est le dernier et je l’ai adoré. Je suis heureuse de passer à autre chose car j’ai lu les 4 tomes pendant deux mois mais les personnages vont me manquer tant ils me paraissent réels et attachants de par leur imperfection. L’amie prodigieuse m’a réconcilier avec l’écriture au point de vouloir écrire un livre, je peux pas dire mieux.
Beaucoup plus d'événements sur ce dernier tome avec des naissances et des décès.
FEVRIER 2022
Le tremblement de terre – c’était le séisme du 23 novembre 1980, qui causa d’immenses destructions – pénétra jusque dans nos os. Il chassa toute notion habituelle de stabilité et de solidité, et toute certitude que chaque instant serait identique à l’instant suivant Ouverture de la pensée de Lila : Marcello me faisait peur et je me protégeait avec Stefano. Stefano me faisait peur et je me protégeait avec Michelle. Michelle me faisait peur et je me protégeait avec Nino. Nino me faisait peur et je me protégeait avec Enzo. Si la lave, toute la matière en fusion que j'imaginais en ruisseau à l'intérieur du globe terrestre m'effrayaient, elles ne se présentaient pas moins dans mon esprit sous la forme de ... Mais alors que son italien était traduit du dialecte, mon dialecte était de plus en plus traduit de l'italien, et nous parlions toutes deux une langue factice. ______ Agité et toujours plus réaliste, tome le plus tragique de la saga ; les morts se resserrent et nous touchent plus (le cœur qui se serre franchement) Parle avec les mots de sa protagoniste des maux de l'époque (pour le cancer, pour le sida...) Une Lenù que l'on peine de plus en plus à supporter à travers les 150 premières pages, dans la lignée de la fin du tome précédent, puis évolution du personnage - toujours réaliste dans ses faiblesses, mais bien moins détestable Après le parallèle entre Lenù et Lila, un nouveau entre Lenù et Adèle, à mesure qu'elle vieillit (dont elle prend cette fois conscience) Les failles d'Elena ne se résorbent pas avec l'âge, une belle fin apaisante, qui laisse un sentiment de non fini
Une fin a la hauteur de cette magnifique saga.