Il y a deux types de ville au Moyen Âge, les villes de croissance historique et les villes créées entièrement par la volonté de quelques-uns. À partir du XIe siècle, on voit apparaître un peu partout en Europe, des villes nouvelles qui s’ajoutent aux civitates des anciens territoires romains. La ville médiévale est souvent construite en bois, bien que les demeures seigneuriales soient bâties en pierre. Le bourgeois s’attache au luxe de sa maison en ville. Les châteaux accordent de plus en plus de place au logement et développe les bâtiments d’habitation.
Avec l’ordre de Grandmont, les cisterciens proposent de réagir rapidement face au luxe de la société, et particulièrement face à celui des Clunisiens par l’austérité dans le travail, le silence et la pauvreté. Ce mouvement est destiné à connaître un rapide et éclatant. Succès en Occident. Entre 1124 et 1134 est diffusé un écrit de Bernard, critiquant le luxe et le fastueux des églises. Des règles précises s’en suivent qui vont être déjà appliquées dans la construction de Fontenay. Le plan en croix de l’église est simple et l’élévation des nefs dépouillée. Il n’en reste pas moins que, lors de sa construction, la cathédrale est avant tout un chantier dans la ville, sur lequel travaille des centaines de personnes, qu’il faut loger et nourrir pendant la saison et qui donnent une vie économique particulière à l’agglomération. Mais pour construire, il faut de l’argent et la cathédrale est financée par des fondations, par des ressources régulières et par des dons de fidèles. Il en résulte que les constructions sont souvent interrompues, et avant tout soumises à l’afflux de fonds.
Les chrétiens ont besoin de lieu de culte appropriés pour célébrer les cérémonies religieuses. Ils se réunissaient pendant le deuxième et le troisième siècle dans des lieux privés, comme la maison sanctuaire de Dura Europos où certaines maisons de Rome. La basilique chrétienne est en général, précédé d’un portique appelé narthex, dans lequel se réunissent les tenants humaines, qui ne peuvent pénétrer dans l’édifice sacré. Constantin contribue directement à la construction des grandes basiliques chrétiennes romaines comme Saint-Jean de Latran et donne une impulsion générale à l’architecture chrétienne monumentale, on a pris l’habitude d’associer directement son nom à un type architecture, basilic chrétienne en forme de cirque. Parmi les imposantes basiliques Constantiniennes de Rome, il faut souligner par sa postérité, celle destinée à honorer le souvenir et la tombe de l’apotre Pierre. Etablie au pied de la colline
Vaticane, à l’emplacement du cirque de Caligula, l’édifice s’est construit entre 320 et 340 recouvrant des mausolées et d’autres éléments du grand cimetière qui se trouvait à cet endroit.
Son plan est impressionnant aussi bien par ses dimensions que par la majesté du projet. Précédé d’un atrium, dont dont un des côtés sert de narthex, la basilique est divisée en cinq nefs barrés par un transept monumental aux bras saillants qui précède la grande abside.
Parmi les résidences de Charlemagne, la plus prestigieuse est celle d’Aix-la-Chapelle. Le palais dessinait un carré central flanqué au nord de la salle royale et au sud de la Chapelle Palatine. Celle-ci fut consacrée en 805 en présence du pape Léon III. les historiens de l’art ont pris pour habitude de faire débuter le Moyen Âge artistique avec l’apparition en Occident du style qu’on appelle roman et avec une date précise : le début du XIe siècle, c’est un effet commode, bien que la réalité soit plus complexe avec toutes les nuances régionales, les héritages antiques, parvenus à travers le Moyen Âge, et les nouveautés dues aux nouvelles structures spatiales et temporelles qui prennent place en Occident.
Les monastères jouent un rôle déterminant dans la diffusion des formes architecturales et artistiques au début de l’époque romane. Le mécénat des princes, est une des principales sources de financement des édifice. Les monastères, grâce aux liens qui existent entre les moines et les familles aristocratiques et aux ressources, que rapporte le culte des reliques, sont avec les grands seigneurs, les seuls à disposer de revenus suffisants.
L’origine de l’art gothique se trouve localisée dans l’abbaye royale de Saint-Denis, autour de la personne de l’Abbé Suger. Riche communauté bénédictine, Saint-Denis, prend sous l’Abbé Suger une place de premier plan dans le développement des affaires de l’Etat.
la façade occidentale offre le premier achèvement, défini du portail gothique, avec les statuts colonnes qui remplacent les personnages logés dans les ébrasements de l’époque romane.
Alors que la réussite architecturale de l’Abbé Suger à Saint-Denis inspire immédiatement le chantier en progrès de la cathédrale de Sens, un nouveau type de cathédrale à quatre étages d’élévation se propage entre la Champagne et les Flandres. Le projet aurait été adopté dans la nef de la cathédrale de Tournai vers 1130. La cathédrale d’Arras, ayant disparu, c’est a Notre-Dame de Paris, que nous allons trouver l’achèvement de ce style. Commencé en 1163, par Maurice de Sully, le cœur est achevé vers 1180 et la nef vers 1200.
Un artiste, génial, symbole de son temps dans les régions septentrionales est Nicolas de Verdun. Les plaques du célèbre retable de Klostetneuburg, qui étaient à l’origine un ambon, exécutées,vers 1180, présentent une iconographie intéressante avec des concordances entre l’ancien et le nouveau testament.
C’est dire que la naissance et l’essor du gothique méridional se situe au plus tôt au XIIIe siècle. L’architecture gothique méridionale est très différente de celle du Nord et cela pour des raisons de spiritualité associées au développement des ordres mendiants.
Giotto est l’auteur du cycle de la vie de Saint-François à Assise autour des dernières années du XIIIe siècle. Son style tranche fermement avec celui de Cavallini et domine l’espace par ses qualités sculpturales.
Tout au long du XVe siècle, une architecture nouvelle dite flamboyante s’impose. Grâce à sa Trigan de variété décoratives : le mot flamboyant est inspiré du décor de flamme qui semble se dessiner dans les réseaux des fenêtres. Dans les pays Flamands et germaniques, un grand renouveau se manifeste au cours du XVe siècle, grâce a une extraordinaire production picturale. Le maître de Flémalle, identifié avec Robert Campin est l’auteur du retable de Merode exécuté vers 1425; avec les frères, Hubert et Jean Van Eyck, il introduit dans la peinture septentrionale le réalisme nouveau qui caractérise la fin de l’art gothique.