J'ai trouvé l'histoire de ce livre très originale, c est ce qui m'a donné envie de le lire. On suit l'histoire de Léa, qui vient d'avoir 27 ans, et qui va bientôt mourir car dans sa famille, toutes les femmes sont mortes dans le premier mois de leur 27 ans.
On a envie de savoir ce qui va se passer, si elle va réussir à contrer cette malédiction etc. et c'est plutôt cool.
Cependant, j'ai du mal avec la plume de cette autrice. Je trouve qu'elle écrit trop comme une boomer et que les personnages sont souvent creux et manquent de caractère.
SPOIL :
Que sait-on de Léa ? Qu'elle a une routine et qu'elle ne sort pas trop de sa zone de confort, d'accord. On apprend rapidement qu'elle aime le théâtre mais on n'a aucune info là-dessus durant tout le livre. Comment a-t-elle commencé, pourquoi aime-t-elle ça, en parle-t-elle autour d'elle ? À la fin elle se met à écrire une pièce entière en une nuit, c'est très peu crédible. Son seul et unique ami est un mec (déjà ça n'existe pas dans la vraie vie, toutes les filles ont des copines filles et pas mec) et leur relation est bizarre. On a du mal à s'attacher à eux, ça manque toujours d'un petit quelque chose qui les caractériserait mieux. Leurs conversations sont gênantes, ils passent leur temps à se taquiner de façon gênante mais ne parlent jamais sérieusement. On dirait qu'aucun personnage n'a aucune âme. Même Gina, la grand-mère un peu déjantée, est juste grossière et parfois vulgaire, mais pas attachante. Léa va, elle aussi, parfois sortir des phrases hyper grossières du genre "vous vous foutez de moi?" dans des situations inadéquates.
La relation avec son père est intéressante et aurait pu être creusée davantage. Ils n'ont pas appris à se connaître et ne savent pas communiquer, c'est plutôt réaliste mais ça aurait été sympa de comprendre pourquoi ils se sont éloignés/n'ont jamais été proches. Enfaite je crois que l'autrice devrait arrêter d'écrire à la première personne et devrait plutôt adopter un point de vue omniscient afin qu'on en sache plus sur chaque personnage.
Le fait que la mort soit personnifiée en Cher est plutôt intéressant, ça ne m'a pas dérangé.
Finalement, le livre invite à sortir de sa zone de confort, à se faire confiance, à explorer des choses qu'on n'ose pas faire, etc. donc très beau message en soi. Par contre, je trouve que l'histoire avait un beau potentiel mais n'a pas été suffisamment exploité. Ce n'était pas désagréable à lire mais plutôt frustrant. Il y a eu des bonnes choses mais tout a été survolé, c'est dommage.