Plus roman que policier une immersion dans l’île Lewis au nord de l’Ecosse.
Très bien écrit j’ai passé un bon moment en compagnie de Fin. Je recommande cette lecture.
Commentaires de Palamede (Babélio)
L'ile de Lewis, la plus grande de l'archipel des Hébrides extérieures, la partie la plus nord de l'Ecosse battue constamment par les tempêtes, couverte de landes et de de tourbières, est un lieu très beau et très sauvage (il suffit pour s'en convaincre de regarder des photos). Les hommes y sont rudes, boivent beaucoup, parlent encore le gaélique et presbytériens très croyants –il y a quatre paroisses à Lewis d'après lesquelles on a nommé les districts de l'île– ils pratiquent le sabbat chrétien.
C'est dans ce lieu particulier que Peter May, originaire de Glasgow, a choisi de situer son récit. Une histoire de meurtre qui a pour toile de fond une tradition de chasse aux jeunes fous de Bassan, les gugas, un vestige de l'époque où la pauvreté de l'île la justifiait, qui est devenue avec le temps un rite de passage à l'âge adulte pour les plus jeunes. Secrets, règlements de compte, amours contrariés, les îliens sont confrontés à leur passé pendant l'enquête menée par Fin MacLeod, un ancien revenu pour trouver l'assassin, qui a réussi à réaliser le rêve de beaucoup, quitter Lewis.
Plus que policier ce roman très réussi est avant tout sociologique parce qu'il décrit les traditions d'une société, gangrenée par l'alcoolisme et son manque de ressources, sous l'influence d'une Eglise très présente. Une communauté fermée où la plupart se connaissent et dont les haines farouches sont à la hauteur d'une nature belle et hostile.