
La Liberté D'être Libre
2019
•
Hannah Arendt
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Summary
La Liberté D'être Libre

2019
•
Hannah Arendt
Summary
La Liberté D'être Libre
Texte écrit en 1966/1967 dans le contexte de la crise de Cuba, des révolutions en Amérique du Sud et de la décolonisation, qu'il se situe dans le sillage d'On Revolution (1963) et qu'il synthétise toute la réflexion de la philosophe sur la liberté, notion qui est au cœur de sa pensée politique. Qu'est-ce qu'une vie libre? La liberté est-elle un privilège? Les pauvres et les « subalternes» en sont-ils privés? Pourquoi aucune révolution ne peut-elle se concevoir sans elle ? Que savons-nous d'ailleurs de ces moments de grand bouleversement ? Quoi faire de sa liberté ? Fait comprendre que le changement politique n'est pas possible sans qu'il y ait au préalable un changement social, lire Arendt aujourd'hui, c'est être également invité à retrouver le désir passionné de participer aux affaires publiques: débattre sur la manière dont nous voulons vivre ensemble, et agir politiquement. En ces temps de populisme, de contrôle et de surveillance, ce ne sont pas de vains mots. « L'une des principales conséquences de la Révolution en France fut, pour la première fois dans l'histoire, d'amener le peuple dans les rues et de le rendre visible. Dès lors, il se révéla que ce n'était pas seulement la liberté, mais la liberté d'être libre, qui avait toujours été le privilège de quelques-uns. », p.54 + cite Saint-Just, « si vous voulez une République, vous devez vous occuper de tirer le peuple d'un état d'incertitude et de misère qui le corrompt. [...] On n'a point de vertus politiques sans orgueil; on n'a point d'orgueil dans la détresse'»., p.64 Ainsi : mutation ➡️ « Cette nouvelle notion de la liberté, qui reposait sur la libération de la pauvreté, modifia à la fois le cours et le but de la révolution. La liberté désormais signifiait avant tout «le vête-ment, la nourriture et la reproduction de l'espèce». » « la maîtrise de la pauvreté est un prérequis à la fondation de la liberté, mais aussi que la libération de la pauvreté ne peut pas être traitée de la même façon que la libération de l'oppression politique. Car si la violence jetée contre la violence conduit à la guerre, étrangère ou civile, la violence jetée contre les conditions sociales a toujours conduit à la terreur. » + dit que c’est plutôt la terreur qui « pousse les révolutions à leur fin, ou qui les déforme à un point tel qu'elles tombent dans la tyrannie et le despotisme. », p.71-72 + met en garde : « nous avons vu le suprême danger: que la tentative avortée de fonder les institutions de la liberté conduise à l'abolition totale de tous les droits et de toutes les libertés. Précisément parce que les révolutions posent la question de la liberté politique sur le mode le plus réel et le plus radical - liberté de participer aux affaires publiques, liberté d'action -, toutes les autres libertés politiques et civiles sont menacées quand les révolutions échouent. », p.83-84.
C’est vraiment d’actualité