
Le grand feu
De Léonor de Récondo
2023
Résumé
« Le grand feu, c’est celui qui m’anime, et me consume, lorsque je joue du violon et lorsque j’écris. » Léonor de Récondo En 1699, Ilaria Tagianotte naît dans une famille de marchands d’étoffes, à Venise. La ville a perdu de sa puissance, mais lui reste ses palais, ses nombreux théâtres, son carnaval qui dure six mois. C’est une période faste pour l’art et la musique, le violon en particulier. À peine âgée de quelques semaines, sa mère place la petite Ilaria à la Pietà. Cette institution publique a ouvert ses portes en 1345 pour offrir une chance de survie aux enfants abandonnées en leur épargnant infanticides ou prostitution. On y enseigne la musique au plus haut niveau et les Vénitiens se pressent aux concerts organisés dans l’église attenante. Cachées derrière des grilles ouvragées, les jeunes interprètes jouent et chantent des pièces composées exclusivement pour elles. Ilaria apprend le violon et devient la copiste du maestro Antonio Vivaldi. Elle se lie avec Prudenza, une fillette de son âge. Leur amitié indéfectible la renforce et lui donne une ouverture vers le monde extérieur. Le grand feu, c’est celui de l’amour qui foudroie Ilaria à l’aube de ses quinze ans, abattant les murs qui l’ont à la fois protégée et enfermée, l’éloignant des tendresses connues jusqu’alors. C’est surtout celui qui mêle le désir charnel à la musique si étroitement dans son cœur qu’elle les confond et s’y perd. Le murmure de Venise et sa beauté sont un écrin à la quête de la jeune fille : éprouver l’amour et s’élever par la musique, comme un grand feu.
Avis de la communauté
Les avis sur ce roman révèlent une appréciation générale pour son écriture poétique et son cadre enchanteur de Venise. Les lecteurs sont captivés par la fusion de la musique et des émotions intenses d'Ilaria, bien que certains trouvent l'histoire d'amour trop prévisible et le style parfois lourd. La fin tragique divise, laissant certains insatisfaits. Malgré cela, l'atmosphère historique et la description des personnages sont souvent saluées.
👍 Fusion captivante de musique et émotions.
👎 Histoire d'amour parfois prévisible.
Avis et Commentaires
37 avisÉcriture magnifique , histoire touchante Venise 1600
Léonor De Récondo (2023) Un beau roman au milieu de la beauté de Venise du XVIIIe siècle. Un roman plein de musique, de mystère et de poésie. Une jeune fille de drapier est placée dès son plus jeune âge dans une institution républicaine pour filles, souvent orphelines. Elles sont sauvées et apprennent le violon et le chant. On a l'impression d'être dans le spectacle du Marstro Vivaldi et des violons. D'être au milieu de l'amitié des 2 jeunes filles et au milieu de cet amour naissant. On voyage dans cette ancienne Venise mystérieuse avec ses codes, ses différences sociales. A lire.
Un mélodrame de facture assez classique, qui se lit très facilement
Venise, 1699. À la naissance d'Ilaria, ses parents la confient à la Pietà, institution qui recueille les enfants abandonnées et les voue à la musique. Dans cette communauté féminine, la petite fille apprend le violon avec le maestro Vivaldi, et joue lors des concerts où les Vénitiens se pressent, fascinés par le talent des interprètes dissimulées derrière les grilles de l'église. Mais Ilaria étouffe, rêve d'ailleurs. Son amitié avec la jeune Prudenza l'ouvre au monde. Le grand feu, c'est l'amour qui la foudroie à l'aube de ses quinze ans pour le frère de Prudenza. Transportée, Ilaria mêle désir charnel et musique au point de les confondre. Dans une langue virtuose, Léonor de Récondo révèle la passion qui brûle en nous et nous consume. Flamboyante, absolue, irréversible.
Ilaria naît en 1699, dans une Venise à peine remise de la peste. Ses parents Francesca et Giacomo Tagianotte, marchands d'étoffes, ont perdu trois de leurs enfants à la naissance. Alors, cette sixième fille qui leur arrive, Francesca la destine à chanter parmi les anges de la Pietà. Ainsi commence le roman d'apprentissage musical et sentimental né de la double passion – le grand feu – de Léonor de Récondo pour le violon et l'écriture. Financée par la République de Venise, la Pietà accueille des filles abandonnées à la naissance, parmi lesquelles se glissent quelques jeunes filles dont la riche famille peut financer la formation, pour en faire, sous l'égide des plus grands maîtres, des chanteuses et des musiciennes accomplies que l'on accourt écouter lors des concerts qu'elles donnent, cachées et tout de blanc vêtues, derrière les grilles de leur hospice. Lorsque Ilaria y grandit, le maître de violon et le compositeur principal de la Pietà est Vivaldi. C'est à son école qu'elle découvre, toute jeune, le grand feu qui ne cessera plus de l'habiter: la musique. Sa voix d'or à elle, ce sera celle de son violon. Mais, alors qu'à ses rêves d'évasion, jusqu'ici circonscrits par sa réclusion à leur seule expression musicale, quelques sorties chaperonnées par la riche famille de son amie Prudenzia viennent donner une nouvelle forme, amoureuse cette fois, un autre feu s'allume, qui pourrait aussi bien nourrir le premier que la consumer tout entière. Ilaria a désormais quinze ans. Pour ses semblables sans appui familial, l'avenir est au couvent, sauf pour celles, assez rares, que l'exception de leurs talents permet de se produire à l'extérieur, et parfois, d'être demandées en mariage... Elle fait la connaissance du frère de son amie et deviennent amants. Il s’engage dans l’armée sur les traces de son oncle et meurt de la fièvre à Malte. Prévenue, Llaria s’imole.




