L'Espace et le Temps : La Dilatation du Réel
Le propre du journal de prisonnier est le bouleversement du rapport au temps. Puisque l'espace est réduit à quelques mètres carrés, l'esprit s'évade dans la temporalité.
L'attente : Le temps devient un ennemi ou une obsession. Chaque seconde est pesée.
La routine : Le récit décrit souvent la déshumanisation par l'automatisme (l'appel, la gamelle, la promenade).
2. L'Anatomie de l'Isolement
La critique souligne souvent que ces récits sont des laboratoires de la psyché humaine.
L'introspection forcée : Privé de stimuli extérieurs, le narrateur plonge en lui-même. C'est souvent là que naît la vérité du personnage, dépouillé de ses masques sociaux.
La folie latente : On observe souvent une frontière poreuse entre le rêve et la réalité. Le journal devient alors le seul fil d'ariane qui retient le prisonnier au monde des vivants.