Le rire des déesses - Cover

Le rire des déesses

De Ananda Devi

2021

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7,4/10

Résumé

Au Nord de l’Inde, dans une ville pauvre de l'Uttar Pradesh, se trouve La Ruelle où travaillent les prostituées. Y vivent Gowri, Kavita, Bholi, ainsi que Veena, et Chinti, sa fille de dix ans. Si Veena ne parvient pas à l'aimer, les femmes du quartier l'ont prise sous leur aile, surtout Sadhana. Elle ne se prostitue pas et habite à l’écart, dans une maison qu’occupent les hijras, ces femmes que la société craint et rejette parce qu’elles sont nées dans des corps d’hommes. Ayant changé de sexe et devenue Guru dans sa communauté, Sadhana veille sur Chinti. Leurs destins se renversent le jour où l’un des clients de Veena, Shivnath, un swami, un homme de Dieu qui dans son temple aime se faire aduler, tombe amoureux de Chinti et la kidnappe. Persuadé d’avoir trouvé la fille de Kali capable de le rendre divin, il l’emmène en pèlerinage à Bénarès. Comment se douterait-il que sur ses pas, deux représentantes des castes les plus basses, une pute et une hijra, Veena et Sadhana, sont parties pour retrouver Chinti, et le tuer ? Des bas-fonds de l’Inde où les couleurs des saris trempent dans la misère à sa capitale spirituelle, Ananda Devi nous entraîne dans un roman haletant et riche pour fouiller, à sa manière, les questions brûlantes de notre époque : la place des femmes et des transsexuels, le règne des hommes et la sororité ; les folies de la foi, la pédophilie ; la religion, la colère et l’amour. Avec son style incisif et poétique, elle brise le silence des dieux pour faire entendre et résonner le cri de guerre des femmes – le rire des déesses.

Avis et Commentaires

8 avis
charlotte
charlottea noté ★ 8/10
12 décembre 2024

Bouleversée par cette histoire qui m’a fait voyager en Inde autant que dans la force de la sororité. Les personnages sont étonnant et attachants, le récit est cru et vibrant de cruauté et de violence. Mais d’une tendresse infinie qui bouscule notre vision de la beauté. Le courage de ses femmes me fait me sentir plus vivante. La rage devient créatrice. L’homme n’est qu’un corps et la masculinité est destructrice mais seulement pour l’homme lui même. “Son visage déformé par le choc était affreux à voir. Mais il nous a soudain semblé minuscule, une chose étroite, juste bonne à piétiner. Ainsi anéanti, il était humain, simplement humain, avec ses besoins, sa stupidité, son inutilité, ses peines. Un homme, rien de plus.”

Anais Lepaysan
Anaisa noté ★ 9/10
10 mars 2026

Michèle KAZMIERCZAK Michèle KAZMIERCZAK
Michèlea noté ★ 6/10
23 août 2024

L
Lcva noté ★ 6/10
22 août 2024

Caroline Ciret
Carolinea noté ★ 8/10
2 août 2024

CD
Christinea noté ★ 5/10
1 mai 2024

ap
arianea noté ★ 8/10
2 février 2024

Myriam Zmerli
Myriama noté ★ 9/10
13 mars 2023

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