
Le Rouge et le Noir
De Stendhal
2019
Résumé
Jeune ambitieux nourri à la légende napoléonienne, Julien Sorel entre au service du maire de son village, Monsieur de Rênal, comme percepteur de ses enfants. Cet ombrageux mais séduisant jeune homme, soucieux de faire oublier ses origines modestes, ne recule devant rien pour assouvir ses désirs d'élévation sociale. Deux femmes l'aimeront, qu'il aimera également : la douce Madame de Rênal, dont il devient l'amant, et l'intense Mathilde de la Mole, toutes deux instruments de son ascension - et accessoires, passionnés, de sa chute.
Avis de la communauté
Les avis sur ce roman révèlent une admiration pour la complexité des personnages et la critique sociale incisive, bien que certains trouvent l'histoire longue et les thèmes d'amour répétitifs. Les lecteurs apprécient la peinture de la société du XIXe siècle et la profondeur psychologique de Julien Sorel, un personnage ambitieux et passionné. Cependant, l'intrigue peut parfois sembler étirée et certains aspects romantiques sont perçus comme trop chargés.
👍 Profondeur psychologique captivante.
👎 Peut sembler long et répétitif.
Avis et Commentaires
190 avisJulien Sorel a des rêves de grandeurs (admire l’ascension de Napoléon), il aspire à s’élever socialement et à quitter sa ville, il est le troisième fils du vieux Sorel, scieur, qui n'a que mépris pour les choses intellectuelles et donc pour Julien qui se révèle très tôt doué pour les études. Au contraire de ses frères, le garçon n'est pas taillé pour les travaux de force, et sa curiosité le pousse à s'instruire par tous les moyens possibles. Malmené dans sa famille, qui le tourne sans cesse en dérision ou lui fait subir des violences, il est protégé par l'abbé Chélan, qui le conseille dans ses lectures et le recommande au maire de Verrières, Monsieur de Rênal, comme précepteur de ses enfants pour qu’il côtoie une bourgeoisie provinciale cultivée. Négociation du salaire entre le père Sorel et M de Rênal qui se détestent car pas du même monde. Julien entre dans le parc du château et est surpris par Mme de Rênal qui le prend pour une fille en train de pleurer à cause des traits fins de Julien, elle appréhendait la nomination d’un précepteur sévère pour ses enfants mais en le voyant elle est rassurée. Les enfants l’adorent et Mme de Rénal s’en attendri, elle demande à son mari d’augmenter son salaire mais il en rigole. Lors d’une promenade elle propose directement à Julien de lui offrir des vêtements ou un Louis d’or et il s’en offusque voyant là la vilénie de la bourgeoisie. Elisa la femme de chambre tombe amoureuse de Julien et s’en confie à Mme de rénal qui montre des signes de jalousie jusqu’à se les admettre le jour où Elisa ayant reçu un héritage demande Julien en mariage qu’il refuse. Mme de rénal en est heureuse. Aux beaux jours la famille déménage au château de Vergy, et Mme de rénal se surprend à être coquette. Un soir lors d’une balade leurs mains viennent à se frôler et Mme de rénal retire vivement la sienne, Julien se met alors comme objectif de vaincre sa timidité et de recommencer en l’agrippant cette fois. Il s’en stresse toute la journée et au soir lorsqu’ils se baladent avec une autre femme il s’arrange pour toucher sa main et cette fois il la contraint à rester: Mme de rénal résiste un peu puis se laisse faire. Julien et elle en ont le cœur chaud. M de rénal revient et charge les domestiques de rempailler les lits alors Julien charge Mme de rénal d’aller retirer un portrait caché dans son matelas avec interdiction de le regarder, elle pense que c’est celui d’une femme et en est jalouse. En réalité c’est un portrait de son idole Napoléon ce qui ferait très mauvais genre en pleine Restauration. M de rénal dispute Julien qui n’est pas en train de s’occuper des enfants, Julien présente sa démission mais m de rénal craint qu’il aille chez Valenod alors il l’augmente pour le faire rester. Il est agacé du mépris de m. De rénal pour lui, les petites gens, et se venge en séduisant sa femme sous ses yeux. Elle, est troublée et décide d’adopter plus de froideur mais un matin les enfants lui annoncent que Julien a pris qq jours de congés, elle est comme dépressive qu’il ne l’ait pas averti et s’en veut de sa froideur. Julien lui va chez un ami qui a un commerce de bois qui lui demande d’être son associé (10x le salaire qu’il a) mais Julien refuse car il craint de s’encroûter là dedans ce qui l’éloignerait de son destin d’accomplir de grandes choses comme Napoléon au même âge. Il revient avec encore plus l’envie de revanche sur le mépris des riches: en présence de m. de Rénal il donne rdv à Mme dans sa chambre à 2h. Il y va sans envie mais la découverte du sexe avec elle fait naître une passion pour elle car il ne la regarde plus pareil. L’amie Mme de Derville a compris l’adultère et est écartée du château. Ils sont maintenant véritablement amants et Mme de rénal regrette de ne pas l’avoir connu plus tôt tandis que Julien reste méfiant car il sait qu’elle appartient à un autre monde Visite du roi au village et contre toute attente et logique, Julien est nommé garde à cheval par l’influence des rénal et il va parvenir à s’illustrer auprès de l’évêque et du roi ce qui lui fait miroiter un mini pouvoir mais il redescend vite en réalisant que l’évêque n’a que 5 ans de plus alors que lui n’a encore rien accompli. Un des fils tombe malade et Mme de rénal interprète ça comme une punition divine, elle est sur le point de tout avouer à son mari et veut refouler ses sentiments mais Julien la convainc de ne rien dire ce qui conduirait à sa perte et nuirait aux ambitions de son mari et s’engage lui à faire pénitence 8 jours dans un ermitage mais au bout de 2 jours Mme de rénal le fait revenir car elle a besoin de sa présence. L’enfant guérit mais cet épisode lui a fait prendre conscience à la fois de son adultère et de leur vraie passion amoureuse. Les jaloux commencent à jaser à Verrières (Julien était devenu un homme à la mode), et Monsieur de Rênal reçoit une lettre anonyme dénonçant l'adultère de sa femme. Julien la met en garde et décide de fermer sa chambre à clé. Elle prend ça pour un affront et lui fait parvenir un stratagème d’action: Julien doit créer une fausse lettre anonyme sur le même papier que m.valenod pour faire croire qu’elle est indignée et faisant croire qu’elle soupçonne la jalousie d’un prétendant. M de rénal ne parvient pas à dormir car il cherche à savoir qui est l’auteur de cette lettre, puis il élabore pleins de scenarii (si il la fait avouer, si il ignore la lettre, où elle ira vivre, l’héritage de la tante de Mme qui lui échappera …) puis le maire de Verrières réfléchit à ce qu’on dira de lui et l’impact sur sa candidature de député. Au matin sa femme lui donne la fausse lettre de Julien et confie qu’elle pense savoir l’auteur : c’est Valenod qui est un amoureux transis qui par le passé lui écrivait, m de rénal soulagé et fou de rage demande à lire les lettres et constate que effectivement c’est le même papier que Valenod. Avant que la ville ait écho des racontars, il décide de suivre le conseil de sa femme et de se séparer de son précepteur. Julien a congé et il est invité à un dîner chez Valenod où Julien brille en récitant la bible en latin, les invités l’invitent à tour de rôle chez eux mais Julien est aigri de cette bourgeoisie qui méprise les domestiques et fait étalage de sa fortune. Au bout d’une semaine Mme de rénal et les enfants retrouvent Julien et face a l’effusion de joie de tous m de rénal se sent de trop dans ce tableau. Elisa s’est confessée auprès de l'abbé Chélan qui ordonne à Julien de quitter la ville pour un an et qu’il a préparé son entrée au grand séminaire de Besançon. Avant de partir, julien a une dernière entrevue avec Mme de Rênal où Il lui annonce son départ mais que dans 3 jours il lui rendra visite la nuit. Mme de rénal idéalise la vie qu’elle aurait avec Julien. Qd son mari lui a avoué la première lettre anonyme reçue elle y a vu la possibilité d’être veuve car il pouvait convoquer en duel Valenod mais elle renonce à l’y encourager car ça serait un meurtre sachant qu’il est dans le vrai. Lors du rdv en cachette Julien découvre Mme de renal distante commev un mort vivant tant elle est malheureuse d’amour, il part déconcerté par cet adieu froid et détaché mais elle anticipe le vide de sa vie à venir sans Julien. Il arrive à Besançon et entre dans un café où il séduit instantanément la serveuse Armanda jusqu’à l’arrivée d’un homme qu’elle connaît alors elle manigance un mensonge pour faire croire que Julien est un cousin. À peine arrivée il est déjà à 2 doigts d’être affronté en duel mais il voulait profiter avant d’entrer en séminaire/prison. Entrée au séminaire, il est tellement intimidé par la froideur de l’accueil du père Pirard qu’il s’évanouit mais il se rattrape par son érudition et son latin. Par contre il est moqué par les autres séminaristes qui sont de pauvres paysans arriérés. Un curé a trouvé le mot coquin d’Armanda en fouillant les bagages de Julien et l’a dénoncé à Pirard. Confronté au recteur, Julien réussit à mentir et à se disculper. La description du quotidien qui attend les jeunes prêtres révolte Julien: ça consiste à être bien nourri, et à végéter dans une paroisse entourée de tout le confort matériel. Un prêtre se lie cependant d’amitié avec Julien : le père Chas-Bernard qui, conscient des moqueries et harcèlement que subit Julien, le choisi pour l’aider à la préparation d’une cérémonie importante dans la cathédrale de Besançon. Il s’y distingue par son agilité dans la décoration des piliers. Le hasard veut que Julien vient aider une femme évanouie qui est Mme de Rênal. Lui aussi est violemment ému par cette rencontre. Pirard charge Julien de transmettre sa lettre de démission à l’évêque et Julien apprend que Pirard l’a nommé précepteur de l’Ancien et du Nouveau Testament. Un honneur prouvant l’estime que Pirard lui porte. Julien reçoit un sanglier de Fouqué, et ce cadeau fait penser aux camarades que les parents de Julien ont envoyé le sanglier. Et que, par conséquent, doivent être riches. Julien réussit brillamment ses examens. Avec Frilair il découvre des poètes latins dont les œuvres sont interdites au séminaires et il parle art avec l’évêque de Besançon. En récompense, l’évêque lui fait don des œuvres complètes de Tacite. La nouvelle de ce don circule bientôt dans le séminaire et ajoute à la haute estime dans laquelle les autres tiennent désormais Julien. Pirard propose à Julien de servir de secrétaire à baron Mole, il part donc pour Paris mais visite Verrières avant son départ. Chélan exige qu’il ne voie pas Mme de Rênal. Julien se procure cependant une échelle et se présente insouciant à la fenêtre de Mme de Rênal, ne sachant pas qui l’attend là ni comment il sera reçu. Elle refuse d’abord puis s’offre avec une certaine gaieté, attitude qu’elle a encore le lendemain pendant qu’elle cache Julien dans sa chambre. M. de Rênal qui a découvert l’échelle, force l’entrée de la chambre, Julien saute par la fenêtre en évitant les balles tirées et il part direction opposée à Paris pour ne pas se faire arrêter. Le voyage de Julien à Paris est animé par la conversation de ses compagnons de voyage : un bonapartiste et un libéral nouvellement formé. La conversation reflète leurs vues politique opposées. Arrivée de Julien chez les Mole. Invité à dîner au salon, Julien rencontre Mme de la Mole et leur fille Mathilde qui lui paraît sans intérêt et peu attirante en comparaison avec Mme de Rênal. En revanche, il trouve Norbert, le fils du marquis, charmant. Il réussit à faire bonne impression par sa connaissance des écrivains classiques. Julien prend son poste de travail à la bibliothèque qui l’éblouit. Premier courrier: il fait un faute d’orthographe « cella » dont m de la mole se moquera plusieurs fois. Norbert lui propose de faire une promenade à cheval et l’anecdote de la chute de julien divertit le dîner. Les discussions chez les Mole rappelle la cour de Louis XVI car on ne discute que de choses insignifiantes. Il avoue à Pirard combien ces soirées l’ennuient, Julien est entendu par Mathilde, qui admire ce courage et cette sincérité. Après quelques mois, Julien a rendu ses services très précieux à M. de la Mole avec efficacité et initiatives appréciées. En hiver alors que Mme et Mathilde sont à Hyeres dans la famille, m.affaibli par la goutte et Julien se retrouvent seuls. Le marquis découvre en Julien un homme d’idées et d’esprit vif et s’attache à lui si bien que le marquis lui fait cadeau d’un habit bleu et le traite en égal et veut le récompenser par un don d’argent. Julien décline. Reconnaissant la noblesse innée de Julien, le marquis élabore un plan pour lui conférer la croix de la Légion d’honneur, qui constituera une reconnaissance extérieure de la noblesse intérieure de Julien. Il envoie Julien en Angleterre, où il est présenté à divers notables des plus hautes sphères. Valenod, récemment fait baron, rend visite à Julien lui apprenant qu’il a remplacé Rênal comme maire de Verrières. Ironie du sort, Valenod était le candidat ultra, et Rênal le candidat des libéraux. Le marquis accepte de recevoir le maire et entend même encourager sa carrière politique. Julien tente de prendre des news de Mme de rénal en vain mais il milite pour que son père ait un poste important. À leur retour, Mme et Mathilde trouvent Julien changé en plus mondain, modelé par le marquis mais Mathilde est rassurée en voyant qu’il n’a pas perdu son esprit « rebelle ». Elle lui ordonne d’aller à un bal avec son frère. Julien est ébloui l’éclat de l’aristocratie présente. Bien que Mathilde soit le centre d’attraction, elle s’ennuie du conformisme de tous ses prétendants. Julien et Altamira (un libéral condamné à mort) sont les seuls hommes qui l’intriguent mais eux semblent indifférents à son charme (Julien ne comprend l’intérêt que lui portent les autres hommes). Mathilde recherche leur compagnie mais leur indifférence la pique au vif, elle prend part alors à leurs conversations transgressives et parvient à les impressionner. L’admiration de Julien pour Altamira est sans bornes. (L’académicien raconte à Julien l’ histoire de Boniface de la Mole, ancêtre de Mathilde, qui fut décapité en Grève pour avoir défendu ses amis, et dont l’amante était la reine Marguerite. Cette dernière récupéra héroïquement la tête de Boniface et l’enterra amoureusement. Mathilde vénère cet ancêtre et porte le deuil à l’anniversaire de sa mort) Julien remarque les regards que lui porte Mathilde et il commence à la voir sous un jour nouveau: il trouve qu’elle est intelligente et charmante. Julien se demande si elle l’aime. Mathilde s’avoir à elle même être amoureuse de Julien. Julien convaincu qu’il se fait des idées, il prétexte un voyage d’affaires dans le Languedoc. Cette menace de départ pousse Mathilde à agir, et dans la déclaration d’amour qu’elle lui écrit, elle déclare qu’il serait au-dessus de ses forces d’être séparée de lui. Julien est ravi de cet aveu et annule son voyage ce qui ravie Mathilde et son père. Mais ça fait surgir un dilemme : Comment peut-il séduire la fille d’un homme qui a été si gentil et qui lui est si attaché ? Il fait taire ce scrupule et, toujours animé par sa méfiance envers ces aristocrates, élabore un plan. Mais Julien imagine les conséquences de cette liaison dont les conspirateurs pourront se servir pour l’assassiner et le déshonorer. Pour se dédouaner, il envoie à Fouqué des copies des lettres de Mathilde, accompagnées d’une dénonciation cachetée à faire circuler dans divers journaux en cas de catastrophe. Mais très vite il se reproche de s’être abaissé à une ingratitude qui compromettrait l’honneur d’une si noble famille et en vient à regretter d’avoir envoyé les lettres à Fouqué. Le soir, Julien grimpe à la fenêtre de Mathilde. Ils sont très mal à l’aise. Julien se méfie d’un piège et inspecte la chambre à la recherche d’ennemis cachés. Ils cherchent désespérément des sujets de conversation. Julien prend conscience que Mathilde a déjà invité d’autres hommes à sa chambre car elle a déjà toute la technique élaborée. Après bien des hésitations, Mathilde décide qu’elle se doit à Julien, qui a fait preuve de beaucoup de courage en se montrant. Mais ni l’un ni l’autre ne trouve de plaisir dans l’acte d’amour. Mathilde se demande si elle aime Julien après tout. Julien se dit qu’il n’a pas la même passion que pour Mme de rénal et que tout ça est juste pour son ego face aux autres prétendants. Dans les jours qui suivent le rendez-vous, Mathilde se montre distante et froide envers Julien. Il est perplexe et découvre qu’il est éperdument amoureux d’elle. Un jour, en la confrontant à la bibliothèque, Julien lui demande directement si elle ne l’aime plus. Mathilde répond qu’elle est horrifiée de s’être donnée au premier venu. Désespéré, Julien annonce au marquis qu’il part en voyage d’affaires dans le Languedoc. Le marquis a d’autres projets pour Julien, qui est confiné dans ses quartiers pour être disponible à tout moment pour une mission importante. Mathilde autorise Julien pendant une semaine à se promener avec elle dans le jardin pendant qu’elle lui parle avec passion de l’amour qu’elle a éprouvé autrefois pour ses rivaux. C’est un supplice pour Julien, qui souffre de tous les tourments de la jalousie et du malheur, se croyant non aimé. Lui criant son amour, Julien se retrouve à nouveau haï. Le cours des événements dépend de plus en plus du départ imminent de Julien pour la mission du marquis. Par un heureux hasard, Julien et Mathilde parviennent à un état d’esprit propice à un second rendez-vous de minuit. Mathilde commence à se reprocher d’avoir été si peu aimable, puis se laisse emporter par l’humeur et le sentiment que lui inspire un opéra. Julien, de son côté, est au plus profond du désespoir. Il songe au suicide en remontant l’échelle et en se présentant sans y être invité à la fenêtre de Mathilde. Leur second rendez-vous est moins étudié et plus réussi que le précédent. Mais peu après, Mathilde regrette d’avoir succombé et d’avoir coupé ses cheveux pour les offrir à Julien dans un geste de soumission, jusqu’à lui dire sans pitié qu’elle ne l’aime pas. Elle l’accable de sa véhémence. Julien casse accidentellement un vase japonais antique. Ses excuses à Mme de la Mole, faites en présence de Mathilde, laissent entendre que son amour, comme le vase, a été irrémédiablement brisé. Le marquis prépare Julien à son rôle de scribe et d’espion à Londres. Le marquis présente Julien aux conspirateurs pour rétablir la monarchie contre la menace toujours croissante du libéralisme = du jacobinisme. La question est de savoir s’il faut demander l’aide à l’Angleterre, de limiter sévèrement la liberté de la presse afin de contrôler l’opinion publique et on évoque la nécessité de s’appuyer sur le pouvoir de l’Église. La discussion s’échauffe et dure jusqu’à trois heures du matin. Plus tard, Julien et le marquis éditent les notes, que Julien mémorise. Le lendemain matin Julien part en mission : rencontrer le duc de Wellington, à qui il récite le message dans le secret d’une auberge minable. Julien suit les instructions du duc pour se rendre à Strasbourg. Il y rencontre le prince russe Korasov, qui se lie d’amitié avec lui et entreprend de le réconforter et lui conseille de faire naître de la jalousie chez la femme qu’il aime, en en courtisant une autre: Mme de Fervaques, une belle veuve d’un maréchal de lignée bourgeoise, influente dans la Congrégation. Julien accepte le stratagème. En même temps, il refuse une offre faite par Korasov pour la main d’une cousine de ce dernier. Une union qui aurait facilité une glorieuse carrière militaire pour Julien en Russie. Chez les Mole, Julien est peu attentif à Mathilde, il recherche Mme de Fervaques et passe la soirée à causer avec elle au théâtre. En revoyant Julien, Mathilde réalise ses sentiments et regrette d’avoir hâté son mariage avec Croisenois, voyant en Julien son véritable mari mais elle est consternée par l’indifférence de Julien à son égard. Mme de la Mole regarde Julien d’un œil plus favorable car il semble s’intéresser à Mme de Fervaques. Au cours de ses conversations du soir, Julien se place de telle manière qu’il puisse observer Mathilde sans être vu. Mme de Fervaques est très favorablement impressionnée par les connaissances de Julien. Deux semaines et de nombreuses lettres plus tard, Julien reçoit une invitation à dîner chez Mme de Fervaques. Julien trouve le dîner, la conversation et les convives insipides. Le mariage de Mathilde avec Croisenois est imminent, et Julien pense à nouveau au suicide. Mathilde le convoque car elle souffre: elle lui reproche de l’avoir négligée, puis s’effondre en larmes. Julien n’entreprend aucune démarche en guise de réponse. Mathilde se reproche alors d’avoir oublié sa fierté. Mais qd elle découvre les lettres d’amour de Mme de Fervaques à Julien toutes fermées, elle lui avoue son amour, implore sa clémence et s’évanouit à ses pieds. Julien a triomphé, Mathilde lui garantie qu’elle ne continuera pas ce jeu cruel avec lui. Julien demande un temps de réflexion. Mathilde a trouvé le bonheur en renonçant à son orgueil. Julien se sent obligé de paraître dans la loge de Mme de Fervaques à l’opéra. Celle-ci croit à tort que les larmes des yeux de Julien sont versées pour elle. Julien aperçoit Mathilde dans une autre loge, en pleurs. Julien invente un nouveau stratagème pour perpétuer l’amour de Mathilde : il doit l’effrayer. Le lendemain, elle lui propose de s’enfuir avec lui. Il rejette l’offre. Il continue à écrire à Mme de Fervaques malgré la désapprobation de Mathilde. Mathilde est désormais vraiment amoureuse. Elle agit avec imprudence et annonce triomphalement qu’elle est enceinte et insiste pour informer son père mais Julien estime qu’il serait préférable de retarder l’écriture de la lettre dans laquelle Mathilde assume toute la responsabilité et exprime l’espoir que son père leur pardonnera. Elle y annonce son intention d’épouser Julien. Après avoir lu la lettre, le marquis est hors de lui. Julien propose de se suicider et va demander conseil à Pirard. Qd Mathilde lit la lettre de suicide de Julien, elle menace que si Julien meurt, elle se déclarera comme la veuve de Julien aux yeux de la société. Julien reste chez Pirard, qui tente de convaincre le marquis de la nécessité d’un mariage public. Le marquis hésite entre une mort accidentelle de Julien ou suivre les conseils de Pirard et d’accepter le mariage mais pour sauver les apparences il réfléchit à lui construire une brillante carrière. Il doute cependant de la sincérité de Julien. A-t-il simplement utilisé Mathilde comme un moyen de s’élever dans la société ? Plutôt que de donner son autorisation pour le mariage, il donne à Julien un titre et une commission dans l’armée et exige que Julien parte pour Strasbourg. Julien est à Strasbourg, où son maintien digne, son élégance, son audace et son habileté aux armes inspirent l’admiration de ses hommes. Puis arrive une lettre de Mathilde qui annonce que tout est perdu et demande le retour immédiat de Julien à Paris. Julien y apprend que le marquis s’est renseigné auprès de Mme de Rênal sur le passé de Julien. La réponse qu’elle a écrite confirme les craintes du marquis. La lettre accuse Julien d’avoir pour habitude de s’insinuer dans les familles respectables, de séduire les femmes, puis de les ruiner. Julien part aussitôt pour Verrières, où il arrive un dimanche matin. Il achète des revolvers, se rend à l’église et tire sur Mme de Rênal. Julien est emprisonné à Verrières, ignorant que Mme de Rênal a miraculeusement échappé à la mort et que les bons traitements qu’il reçoit en prison sont dus à son intervention. Il écrit ses adieux à Mathilde, lui demandant de ne plus jamais tenter de le revoir. Julien est ravi d’apprendre que Mme de Rênal n’est pas morte. Il est transféré dans une autre prison, où il repense à son histoire avec Mme de Rênal et réalise que c’était le bonheur. Alors il envisage le suicide, puis rejette cette idée. Julien reçoit les visites de Chélan et de Fouqué. Chélan affaiblit son courage. Fouqué le réconforte. Les interrogatoires continuent malgré l’aveu franc de culpabilité de Julien. Julien espère ne pas avoir à subir la visite de son père, et Fouqué est horrifié par ce manque d’amour filial. Mathilde rend visite à Julien déguisée. Elle a fait des négociations avec ses connaissances pour obtenir la libération de Julien sans qu’il le sache. Julien la trouve extrêmement attirante. Mme de Fervaques use de son influence auprès d’un évêque pour négocier aussi. Mathilde a soudoyé les gardes pour avoir un accès permanent à Julien. Ce dernier se reproche de ne pas apprécier les efforts surhumains de Mathilde pour le sauver. Il lui propose de confier leur enfant à Mme de Rênal. Mathilde, offensée par cette suggestion, se trouve de plus en plus obligée de lutter contre le penchant croissant de Julien pour la solitude. Juste avant son procès, Julien plaide coupable de tentative de meurtre avec préméditation devant le juge. Mme de Fervaques pense pouvoir contrôler les votes de Valenod, Moirod et Cholin pour obtenir un acquittement. Malgré les protestations de son mari, Mme de Rênal est venue à Besançon et a personnellement écrit une demande de clémence pour Julien à chacun des trente-six jurés. Tout Besançon se rend au procès. Mathilde rend une dernière visite en larmes à l’avocat, qui l’assure que tout est arrangé. Julien décide de ne pas se défendre au procès. Le procès commence. L’auditoire, composé en majorité de femmes, est manifestement sympathique à l’accusé. Le procès dure tard dans la nuit sans interruption. Julien prononce un dernier discours après le réquisitoire malgré sa résolution de ne pas parler. Le jury revient avec un verdict de culpabilité avec préméditation. Julien est transféré dans la cellule de la mort. Il ne pense qu’à Mme de Rênal, qu’il espère voir avant de mourir. Mathilde trouble son sommeil paisible pour le supplier de faire appel d’un nouveau procès. Julien persiste dans son refus malgré les supplications de Mathilde. Julien est comblé de joie par la visite de Mme de Rênal. Il accepte de faire appel si elle veut bien lui rendre visite tous les jours dans sa cellule. Ils connaissent le bonheur complet. Au bout de trois jours, M. de Rênal ordonne que sa femme retourne à Verrières. Mathilde arrive et tente de convaincre Julien de demander un sursis. Julien finit par la renvoyer en lui demandant d’écouter une messe pour lui. Julien se soumet à la confession et l’opinion publique provinciale s’en trouve satisfaite. Mme de Rênal a quitté Verrières et, installée chez sa tante à Besançon, elle rend visite à Julien deux fois par jour. Cette béatitude est interrompue par les visites quotidiennes de Mathilde. M. de Croisenois a été tué dans un duel pour défendre l’honneur de Mathilde. Julien dissuade Mme de Rênal de demander un sursis au roi. Après l’exécution, Mathilde visite la cellule et emporte la tête de Julien. Fouqué, exécutant les dernières volontés de Julien, négocie son enterrement sur une haute colline dominant Verrières. Mathilde accompagne le cortège et enterre de ses propres mains la tête de Julien. Mme de Rênal meurt trois jours après la mort de Julien.
Les ambitions du jeune Julien Sorel, orgueilleux et passionné, virevoltant dans le monde finissant des aristocrates. Dans un style haletant, l’auteur nous promène d un personnage à l autre, reflets fragmentaires de chaque réalité intime qui s abîment dans les méandres de leurs désirs successifs et de leurs malentendus.
Speech : Julien Sorel est le fils d’un charpentier qui malgré son milieu aime la lecture ce qui dénote et est finalement employé comme tuteur dans la famille du maire de la ville petit à petit il grimpe les échelons. Avis : récit ou l’on observe l’orgueil o avec une véritable envi de succès de la part du lecteur pour le personnage principal. La conclusion que tout réside dans la simplicité malgré la tristesse de la chute rend le discours magnifique.
Chiant, trop d'amour tue l'amour
L’histoire est bien, mais trop long, j’ai finit avec des résumés par chapitre lol
Un livre sur Julien et son appetit demesuré pour une ascension sociale dans l’air de la restauration. Et sur son amour pour 2 femmes, ou plutot leur amour pour lui








