Que dire ? C un beau livre, poétique, contemplatif avec une histoire peu commune et intéressante qui évoque des thèmes comme la mort, le deuil, le pardon, la haine, la reconstruction. Mais, car il y a un mais, tout le long de ma lecture, j’ai eu envie de dire, c bon là, passe la seconde et même la troisième ! L’autrice fait le choix de nous immerger dans une histoire d’ambiance et il y a plein de personnages secondaires qui sont là pour « faire authentiques » mais qui n’ont aucune importance dans le déroulé de l’histoire. Idem pour les animaux : que l’héroïne évoque les oiseaux, c normal puisque c son métier et il y a de très belles pages sur les cormorans notamment. Mais pour tous les autres divers et variés qui animent les pages (cheval, ânes, chats, mouton et j’en passe) on s’en fout un peu.
Bref, j’aurais apprécié un roman plus resserré car les 524 pages réelles ont un ressenti de 800 pages au moins : l’autrice prend plaisir à étaler les états d’âme de son héroïne dans les moindres détails. Tout ce qui la concerne (ses pensées, gestes, rencontres) est décrit avec minutie.
Mais je suis un peu injuste car l’écriture est vraiment très belle et on s’y sent bien. En plus, je connais ce coin du Cotentin et j’ai pris plaisir à me balader dans ce bel endroit que je visualise très bien. Bref, une histoire qui, je pense, vieillira bien en moi malgré les qq petits reproches que je fais à ce roman.
J’ajoute que l’histoire est très visuelle et très cinématographique : cela pourrait faire un très beau film je pense, et c’est là toute la force de ce roman très incarné.