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Les Deux Sources de la morale et de la religion

2020

Henri Bergson

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Summary

Les Deux Sources de la morale et de la religion par Henri Bergson Les Deux Sources de la morale et de la religion est un ouvrage du philosophe français Henri Bergson paru en 1932. Il s'agit du dernier ouvrage du philosophe. Sa réflexion sur la morale l'amène à discuter les approches sociologiques de son temps (Émile Durkheim, Lucien Lévy-Bruhl) en insistant particulièrement sur le concept d'obligation qu'il place au coeur des relations interindividuelles. Il pose la distinction restée célèbre entre société ouverte et société fermée (qui sera reprise dans une autre perspective par l'épistémologue Karl R. Popper). Le dernier chapitre expose la vision de l'avenir de l'auteur et contient le passage célèbre sur le supplément d'âme dont le corps serait en attente, à la suite des possibilités extraordinaires que lui confère la technique. Cette réflexion est placée sous le signe de la dualité mécanique/mystique Ne nous bornons donc pas à dire, comme nous le faisions plus haut, que la mystique appelle la mécanique. Ajoutons que le corps agrandi attend un supplément d'âme, et que la mécanique exigerait une mystique. Les origines de cette mécanique sont peut-être plus mystiques qu'on ne le croirait; elle ne retrouvera sa direction vraie, elle ne rendra des services proportionnés à sa puissance, que si l'humanité qu'elle a courbée encore davantage vers la terre arrive par elle à se redresser, et à regarder le ciel. - Chap. IV Remarques finales. Mécanique et mystique, PUF, p. 329-330 Et ce regard sur le ciel annonce la phrase de conclusion (demeurée aussi célèbre que le supplément d'âme ), sur la fonction essentielle de l'univers, qui est une machine à faire des dieux. Car, de bout en bout, la question centrale est celle de la mystique qui déifie les êtres. La question centrale abordée dans ce livre est donc celle de la mystique, tant lorsque l'auteur oppose morale close et morale ouverte que lorsqu'il oppose religion statique (assimilée à la superstition) et religion dynamique. Frédéric Worms considère la mystique chez Bergson comme un concept-limite rendu possible par sa doctrine philosophique même, rejoignant un problème qui reste au centre de la philosophie de son époque et de toute époque. On sait que Bergson a considéré les mystiques catholiques comme les plus authentiques (le Christ, François d'Assise, Catherine de Sienne, Jeanne d'Arc, Saint Jean de la Croix, Thérèse d'Avila, et al.).

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