Putain master classe
500 pages de tourbillons de lieux, dates et personnages, une valse entraînante et époustouflante qui donne le tournis et te fait retenir ta respiration à chaque nouveau chapitre.
Chaque facilité est ensuite prit au pied levé pour te dérouter encore plus. C’est comme un puzzle de puzzle et quand tu crois avoir trouvé la dernière pièce tu te rends compte que tu n’a même pas terminé de remplir la première case. Tu penses que tu as compris des choses que les personnages n’ont pas compris, et bim les personnages en questions te regardent de haut en bas et te disent « bah alors, on se croit le plus intelligent ? Non non, on a vérifié et tu as tort crétin »
C’est une génération complète, de la naissance à la mort quasiment, aux quatre coins du monde. C’est l’effets papillon et les conséquences de chaque actes raconté avec un recule de fin de vie.
Si je ne voyais pas ce que c’était un « roman monde » avant de lire la 4eme de couverture, j’en mesure maintenant toute la complexité après la lecture de cette œuvre. Il est partout est nul part, exactement la où on l’attend et très loin de nos prédictions.
Toutes les réf aux nourriture terrestre là purée j’ai kiffé. Chaque univers hyper développé mais sans en dire trop, jamais too much, tout est tellement bien dosé.
« en tant qu’acteur-producteur, j’ai pu me consacrer à monter des projets auxquels je croyais, avec de nouveaux talents qui avait juste besoin qu’on s’éprenne de leur folie. »
Nathaniel Bridge
« J'ai perdu de vue que Mme Chan et l'ange qui m'était apparu dix ans auparavant étaient deux êtres distincts tant elles semblaient incarner le même sentiment, une mélancolie faite femme, un soupir qui aurait pris corps par erreur et se serait égaré dans le dédale encombré de la vulgarité humaine. Qu'il est dangereux pour un homme de s'éprendre d'une muse - d'oublier qu'elle reste avant tout une femme dont le cœur continue à battre même quand sa poitrine paraît parfaitement immobile. On peut se remettre de la perte d'un être cher, mais jamais se pardonner d'avoir raté son rendez-vous avec le divin - d'avoir laissé filer sa chance d'échapper aux compromis inhérents à nos imperfections. Ceux qui parlent d'amour impossible n'ont rien compris. C'est l'impossible en nous qui est amoureux. »
Lauren Bairnsfather
« À ce jour, je reste persuadée qu’il n’y a pas de signe plus clair d’un l’amour sincère que de regretter d’avoir raté la genèse d’un être cher. »
Lauren Bairnsfather
« Les plus diplomates se sont réfugiés derrière des maximes fumeuses : Le cœur a ses raisons, etc. Je ne suis pas d'accord. L'amour et le désamour n'ont que le mystère qu'on veut bien leur prêter et sont, au fond, beaucoup plus cartésiens qu'on ne le pense. Comme tous les idéalistes, j'ai juste espéré, un peu plus longtemps que je l'aurais dû, que les règles immuables de ce jeu de dupes ne s'appliqueraient pas à moi, à nous. »
Aaron Friedman