MANSPLAINING : un homme expliquant à une femme des choses concernant un domaine dont elle est experte
Phénomène identifié par l’américaine Rebecca SOLNIT. Celle-ci raconte que lors d'une soirée, alors qu'elle évoquait son domaine d'expertise, un homme, qui n'avait pourtant manifestement pas le même niveau de compétence qu'elle, lui a conseillé avec insistance de lire un ouvrage qui aurait dû, selon lui l'intéresser. Sauf qu'il s'agissait du livre qu'elle avait écrit !
MANTERRUPTING : le phénomène consiste à interrompre systématiquement les femmes qui prennent la parole
C'est une autre journaliste féministe américaine, Jessica Bennet, qui l'a popularisé. Elle a établi en septembre 2016 un décompte des diverses interruptions de parole lors du premier débat présidentiel entre Donald Trump et Hillary Clinton (51 fois en 90 minutes)
Refuser d’être appeler « mademoiselle » car on trouve ça infantilisant et il n’y a pas de raison qu’on nous nomme en fonction de notre statut marital
On dénonce le sexisme qui s’exprime partout : à travers les remarques, le harcèlement quotidien ou les violences plus graves
« Hystérique » dérivé du terme « utérus » et désigne une forme de folie prétendument spécifique aux femmes. Historiquement, on considérait que cette pathologie mentale était liée à des déplacements de l’utérus, dont les femmes (cisgenres) sont pourvues. Ainsi, dès lors qu’une femme contente une situation d’injustice ou tente de faire valoir ses droits, on l’accuse de n’être guidée que par sa nature - ses hormones, ses émotions - à défaut de la raison (masculine par essence, on l’a bien compris)
« Mon corps m'appartient », le fameux slogan féministe des années 1970, s'applique à toutes les femmes, quels que soient leurs choix
Le fameux « not all men » (« Non tous les hommes ne sont pas des bourreaux!») déplace le débat vers la souffrance prétendue des hommes, peinés de ne pas voir toutes leurs qualités individuelles reconnues :
-> En effet, pourquoi dénoncer une situation inacceptable en stigmatisent la violence sexiste, quand on pourrait se contenter d'applaudir les hommes qui ont la décence de ne pas violenter les femmes ?
-> En effet, pourquoi parler des hommes violents et des dommages qu'ils causent alors qu'on pourrait se concentrer sur ceux qui sont si gentils?
Alors que des femmes sont brutalisées, ce qui semble prioritaire aux yeux des messieurs Ouin Quin c'est d'être reconnus comme des mecs bien. Ils n'ont aucun scrupule à déplacer un débat qui concerne les femmes pour le centrer sur eux.
« Je ne suis pas ta panthère (ni ta geisha, ni ta gazelle) » -> Depuis des temps immémoriaux, les femmes non blanches subissent les affres de ce qu'on appelle le fétichisme. Leurs corps, perçus comme exotiques, font l'objet d'une fascination qui conduit souvent à des comparaisons animalières, souvent félines pour les femmes noires, ou dans le registre de la gazelle pour les femmes d'origine maghrébine
MANSPREADING = syndrome des couilles de crystal