(Pas écris, fais avec outil vocal)
J’ai été surprise d’une bonne façon je n’avais pas d’a priori sur cette lecture et j’étais plutôt élancée dans l’idée de lire à ce sujet écrit par un homme. Je retiens un travail important de la part de l’auteur des confessions douloureuses des victimes mais aussi des agresseurs. J’ai appris à considérer les deux profils sans forcément légitimer la violence mais en comprenant davantage la source, l’origine de cette violence. Je pense qu’il y a vraiment un travail à faire à ce niveau et il commence par cette lecture mais aussi par l’information. Là où le processus est ralenti c’est au cœur de la justice on observe un problème c’est-à-dire la considération du problème justement.
Ce que j’ai réellement appris c’est qu’aujourd’hui on blâme la violence alors que 50 ans en arrière il n’était pas rare d’échanger avec un homme et que ce dernier puisse avouer de battre plus ou moins sa femme. En lisant la violence je la trouve très dur et j’ai du mal à imaginer qu’on puisse donner autant de haine à un être humain. J’ai mal pour elles, j’ai mal aussi pour l’amour puisqu’on détruit l’amour. L’amour est dangereux et le prédateur en fait son jeu. Je comprends aussi qu’il est difficile de pouvoir accepter la violence de l’être qu’on aime le plus au monde. Et j’apprends que certains agresseurs ne sont pas violent par nature c’est comme quelqu’un qui est méchant : il ne devient pas, autour de lui il a connu un schéma et il s’est calqué dessus. Je ne peux pas dire que j’en veux aux hommes mais j’en veux plutôt au système est-ce que c’est finalement ce système qui les a rendu aussi dur aussi froid et aussi violent.
Comment agir ? Puisqu’on comprend que la violence est née dans l’enfance alors il s’agit d’éduquer ses enfants avec un modèle plus égalitaire, accepter les émotions, accepter de se faire aider.