Le narrateur, un homme ordinaire, rencontre Alice, une jeune femme vive, indépendante et imprévisible. Très vite, ils tombent amoureux. Leur histoire débute sous le signe de la passion, mais elle est aussi marquée par une instabilité émotionnelle profonde. Dès les premiers mois, leur relation est ponctuée de ruptures successives, souvent pour des raisons apparemment mineures, mais révélatrices de fragilités plus profondes.
Le roman suit le fil de ces séparations. À chaque rupture, le narrateur tente de refaire sa vie. Il a d’autres relations, parfois longues, parfois douloureuses, mais aucune ne le comble réellement. Alice, elle aussi, suit son propre chemin, vivant des histoires, des aventures, parfois même des mariages. Pourtant, ils reviennent toujours l’un vers l’autre, comme attirés par une force irrésistible, un amour qui ne cesse de les hanter, mais qu’ils ne savent pas entretenir.
À travers ce va-et-vient amoureux, Foenkinos dresse le portrait d’un homme qui aime trop ou mal, qui idéalise l’amour mais craint sa réalité. Il montre comment les gens peuvent se manquer, non pas par manque d’amour, mais par incapacité à le vivre pleinement. Chaque séparation devient alors une étape de maturité, une tentative pour comprendre ce qu’est l’amour véritable, sans jamais vraiment l’atteindre.
Le récit est entrecoupé de réflexions sur la banalité du quotidien, les regrets, la solitude, et la mémoire affective. Le narrateur revient souvent sur ce qu’il aurait pu dire, ce qu’il aurait dû faire, nourrissant une forme de nostalgie permanente. Il ne cesse de chercher dans son passé les raisons de son incapacité à construire une histoire durable.