Ouf. Quel livre et quelle récit. Je n’ai pas réussi à le lire plus vite parce que j’étais écœurée par la version de l’histoire qu’on nous livre. Par ces faits racontés avec un paraître objectif mais qui font briller sur nous une lumière tout à fait péjorative. C’était très éclairant de découvrir l’histoire plutôt complète de la naissance du conflit, de connaître ses acteurs et de pouvoir s’en faire un avis plus clair et plus fondé. Mais quelle horreur de lire sur les Arabes, ce peuple sauvage aux coutumes barbares. Ce peuple désorganisé qui ne se bat pas avec son esprit et sa raison mais avec son cœur et ses instincts. Quelle horreur de voir ces deux concepts mis en opposition et encore une fois lié pour l’un à l’homme blanc sensé et civilisé, et pour l’autre à l’indigène éparpillé et non éduqué. Une épreuve d’avoir la confirmation que les pays arabes liés par la langue, les traditions et la religion, se détestent et ne s’entraident pas, manquent d’empathie les uns pour les autres. Les dirigeants du moins, ce sont eux, toujours, le problème. Un déchirement de lire la dépossession des Palestiniens de leur terre, leur maison, leurs biens. De lire leur massacre et d’imaginer leur souffrance, invisibilisée dans le bouquin. À l’inverse des dirigeants et des acteurs israéliens qui accompagnent le récit, omniprésents, et dont les histoires, intimes, abondent. Là où celles palestiniennes sont peu présentes et succinctes. Je ne regrette pas de l’avoir lu mais ce n’était pas simple. Free Palestine.
/dim 29 sept 2024/