J’en suis au début mais j’aimerais dire mon intérêt pour l’univers magique crée. Il reste plutôt basique dans ses manifestations mais la manière dont ses rouages, ses sources et ses portées sont expliquées est brillante. J’en suis très emballée. C’est tout à fait bien ciselé et pensé. J’adore.
Edit : le lecteur est omniscient et suit donc les variations dans la mémoire et les émotions d’Elisabeth, perdue et manipulée par Silas. J’aime bien.
Edit(bis) : j’en suis a plus de la moitié. J’ai trouvé Elisabeth très éteinte au début, un peu apathique comme si elle avait du mal à ressentir des émotions ou à se lier aux autres. Maintenant, un peu moins. Elle reste encore réservée, peut-être mesurée dans sa manière de ressentir (du moins c’est l’impression que je m’en fais) mais elle est aussi incroyablement perspicace, elle arrive à analyser presque instantanément les données d’une situation donnée et elle est dotée d’un instinct infaillible. Pour le moment, on ne sait pas encore ce qui la rend très spécial mais c’est intéressant de la voir découvrir et comprendre le monde et les différentes dynamiques qui le gouvernent et qui régissent les relations, réactions et émotions de ses citoyens. Sa cruauté, son injustice, spécialement envers une jeune fille qui n’agit pas comme on le voudrait, mais aussi des sentiments plus complexe comme l’attirance et l’amour. Elle est aussi très gentille et animée d’un grand sens de la justice. En ce sens, elle me rappellerait presque Harry Potter (de loin), et elle arrive à me faire apprécier un personnage principal féminin d’un livre de fantaisie, ce qui n’est pas rien.
PS : je remarque qu’en ce moment, sur mes dernières lectures, j’ai beaucoup de mal à me lier aux personnages et à les aimer véritablement. Je trouve ça dommage et ça me fait peur. (Je crois que les derniers sont Luke, Tim et sa meuf dans L’institut - et peut-être un peu la famille dans Timeville.) [en vrai, un peu Rosa, Camillo, Ethan et co mais pas vraiment, genre oui un peu, mais pas comme j’aurais dû parce que j’éprouve un certain détachement et j’ai moyen l’habitude].
Enfin elle a pleuré, elle en avait besoin.
Edit(ter) : je suis tellement déçue, elle a tout gâché en faisant Nathaniel bi. Oh, on est où là ? Je suis vraiment mortifiée, je veux pas. C’est nul. Alors même que je m’apprêtais à complimenter avec force de profusions ce livre. C’est nul, nul, nul.
Bon, je vais tout de même le faire. La plume est très belle, trop lourde par moment, de mots et d’analogie (parfois un peu tiré par les cheveux), mais féerique et envoûtante tout de même. Tellement que je regrette ne pas posséder le livre (il est à la bibliothèque justement haha) parce que j’aurais aimé relevé plusieurs passages.Je suis fan de tous les détails de description donnés qui permettent une véritable plongée dans l’univers et son atmosphère. L’histoire, quant à elle, est brillante. Certes, simple avec une intrigue plutôt commune, mais dans un monde incroyablement bien développé et, je me répète, avec un système magique poussé et intelligent qui confère aux livres et grimoires une puissance magique exaltante pour tous les amoureux des bouquins et des bibliothèques (MOI). Les personnages sont bien écrits, attachants : j’aime leur petit groupe et j’aime leurs stratagèmes pour vaincre le mal. C’est très bon - mais comme le livre peut parfois être lourd, il me faut quelques pauses dans sa lecture.
Je l’ai fini dans la nuit (ou le matin très tôt, ça dépend) et c’était trop bien. J’ai adoré. C’était vraiment bon. J’ai déjà dit beaucoup de choses donc je n’ai plus grand chose à ajouter si ce n’est que je me suis liée aux personnages et à leur monde, que je suis contente que ce dernier n’ait pas été détruit par l’Archonte et que j’ai très très envie de lire la petite nouvelle/sequel écrite par l’autrice. Ils se sont bien battus et les relations qui les lient sont incroyablement profondes, complexes et pures. Comment un démon peut aimer comme un fils son maître ? Comment a-t-il développé de l’affection pour une jeune fille sincère et bienveillante qui découvre le monde pour la première fois et comprend ses nuances et ses subtilités ? Le bien et le mal ne sont pas deux notions manichéennes qui s’opposent mais deux concepts intriqués l’un dans l’autre qui régissent chaque strate de la population, de leur société et du pouvoir que certains possèdent. Elisabeth nous a permis de voir les choses différemment. Et bon, on va pas se mentir, ils sont très mignons avec Nathaniel. Je suis contente et un peu triste de l’avoir fini.