Alors qu'il s'apprête à se rendre au Québec pour « une formation de deux semaines ciblée sur le traitement des empreintes génétiques », Adamsberg tente de renouer le dialogue avec Danglard, mais il est victime d'un malaise inexplicable.
Le commissaire finit cependant, avec l'aide de Danglard qui lui commente un tableau représentant le dieu Neptune, par saisir ce qui le trouble. La lecture d'un article de presse, relatant l'assassinat d'une jeune fille de trois coups de couteau, vient de faire resurgir en lui d'atroces souvenirs : ceux de son frère inculpé quelque trente ans auparavant pour le meurtre de sa fiancée et à qui Adamsberg a pu épargner la prison en falsifiant le dossier à charge, mais qu'il n'a jamais réussi à innocenter, malgré son identification certaine de l'assassin.
Le jeune policier qu'il était alors n'est jamais parvenu à faire entendre sa voix, car le véritable meurtrier n'était autre qu'un juge respecté. En désespoir de cause, il a tout de même continué sa traque, suivant le meurtrier pas à pas, jusqu'à la mort de ce dernier. Adamsberg avait donc vu s'envoler à jamais l'espoir d'innocenter totalement son frère. Cependant, quatorze ans après et contre toute logique, il lui faut se lancer sur les traces de ce fantôme.
Cette fois il a affaire à un ennemi qui, en plus de lui échapper toujours, utilisera tous les moyens pour le faire sombrer ; un ennemi qui le forcera à endosser un autre rôle : celui d'une proie et non d'un chasseur.
Adamsberg devra accepter l'aide de ceux dont il espérait le moins, et se méfier des autres.