Des mots français cours en liberté dans une zone engourdi de son cerveau et Soraya part en chasse et les attrapent au lasso, les relancent sensations curieuse bouillonnement profond de ses oubliés qui remontent à la surface comme des centaines de mots réveillés par un baiser
Soraya ferme les yeux, quand elle les rouvre Ils sont une quinzaine à danser. Ils se frôlent tournent, Soraya vibre tout entière dans cette onde partagée pas une onde de malheur de peur d'attente de fin d'immobilité d'impuissance, mais une onde de joie pure de détachement de lévitation qui résonne jusque dans son sternum se dresse à la chaleur du feu des souffles confondus des gestes ronds des cœurs à l'unisson, le flux du rythme qu'il est chahute, les pousse et les retient. Elle se transforme en un de ses oiseaux noirs qui batifolent au dessus des sommets enneigés cabriolent dans le vent coordonnés ou sépares
Jettent des cris de pistolet laser en virevoltant exécutent des loopings fous prennent des virages acrobatiques remontent descendent en piqué s'esquivent et s'enivrent se suivent s'effleurent.page448
Sans les lampes, les autres sens s'installent pilotent. Les oreilles se concentrent. Brise tenue craquement sur la droite, les pieds sont plus conscients des aspérités, il se déroulent, évaluent, la peau goutte l'air, les narines dilatées démelent l'odeur de la terre humide de celle des plantes, soufflent la présence de champignons, de baies.p.463
Soraya peut-elle renouer avec le rivage de la jeunesse, l'insouciance, la liberté, l'immortalité? Elle est allée si loin au large.p468