3 juillet, 3eme livre du mois. J’ai pas de vie enfaite.
Plus sérieusement. J’l’ai vu à la librairie, il m’a regardé je me suis dis non. J’ai lu la couverture, je me suis dis non. Je sais pas pourquoi je l’ai acheté. Rien m’attirait et pourtant j’ai pas pu faire autrement que l’acheter.
Et puis j’ai commencé ma lecture. J’ai cessé de respirer à chaque chapitre, je me suis goinfré de cette histoire comme si j’en avais besoin pour vivre. J’étais accrochée aux mots, aux lèvres de cette femme qui racontait sa rencontre puis son histoire fiévreuse avec son âme jumelle… J’ai eu mal pour elle, avec elle, comme elle.
J’ai eu l’impression de lire mon histoire. Pas de prénoms. Elle écrit pour moi. La douleur de l’attente, je la connais. Ce livre raconte comment je ne suis pas seule à vivre ça. L’autrice le dit elle même dans sa préface:
«Il y a des personnes qui nous touchent plus en une fraction de seconde, en quelques heures, en un sourire que d'autres ne nous toucheront jamais en une vie.
Il y a ceux que l'on reconnaît d'un regard, et ceux que l'on apprend à connaître.
Il y a ceux que l'on aime d'instinct, dont on aime tout, du sombre au clair, de l'odeur à la peau, des paroles aux silences, et puis il y a ceux dont on s'accommode.
Il y a ceux qui ne nous font plus poser qu'une ques-tion, et d'autres qui nous en font poser des centaines.
Il y a ceux que l'on évalue, et ceux que l'on voit.
Il y a ceux qui collent à nos pensées, et ceux qui
s'y agrippent.
Mais pourquoi ?
J'ai rencontré tant d'hommes et de femmes dans ma vie. Ils m'ont fait part de leurs sentiments amou-reux, de leurs doutes et de leurs souffrances, avec toujours ces mêmes questions : pourquoi aimer, comment aimer, ou ne plus aimer ?
Mais certains d'entre eux ont vécu une histoire d'amour si extraordinaire, si forte, qu'ils restent dans l'incompréhension des sentiments qui les animent.
Quand cette histoire prend fin, les souvenirs persistent, s'éternisent, se ravivent sans cesse. Parfois, ils se croient fous.
Parce que vivre sans cet amour-là leur semble impos-sible, ils s'enferment dans la peine, dans l'attente, souvent dans le renoncement. Ils vivent cette rencontre comme une malédiction et la séparation qui en résulte comme une punition.
J'ai écrit ce livre pour leur dire qu'ils ne sont pas fous. Ce que vous vivez n'a rien de pathologique; ce que vous vivez, certains le vivent aussi; ce que vous vivez, je l'ai vécu.
La psychologie n'explique pas tout, il y a d'autres lectures de ces incroyables amours, il y a d'autres réponses...
Ces amours-là sont des cadeaux.
La peine n'est que le premier rivage d'un long voyage que je vous invite à entreprendre en parcourant ces pages...»
Ben voila. J’aurais bien voulu rester dans ma folie à tout jamais. Que ces secrets n’appartiennent qu’à moi. Mais les faits sont là, ce livre est tombée dans mes mains, et je ne suis pas seule. Et comme cette femme, je n’ai plus peur, savoir qu’iel[s] existe[nt] dans ce monde me suffit.
«Je suis venue te voir,
J'ai cherché ton visage,
Ma main s'est étendue sur le sable et la pierre.
Et je me suis assise,
Comme ton enfant sage,
Mes larmes coulant sur la terre.
*
La tristesse et uniquement cela,
La tristesse qui a pris pour nom toi.
Tout soleil a son ombre pour chaque jour venu,
Toute image est ternie par ma joie qui n'est plus.
*
Toujours mes yeux te chercheront,
À travers les boucles brunes,
Des passants inconnus.
Toujours mes yeux caresseront
Les parcelles de bitume
Des souvenirs de rues.
Toujours ma tête tournera,
Pour deviner dans une allure,
Ce qui faisait danser tes pas.
Toujours mon oreille attentive,
Cherchera dans chaque murmure,
La résonance de ta voix.»
Ps : j’ai dû épuiser toutes mes larmes hier j’ai pas pleurer!!