Quelques notes :
Une histoire du conflit politique
Immigration et religion en France en 2022
population de nationalité étrangère :
–européennes : 2,7 %
–non européenne : 4,7 %
Population immigrés (personnes nées à l’étranger de nationalité étrangère, dont une partie a été naturalisée) : 10,4 %.
Structure religieuse de la France :
–musulman : 8 %
–Sans religion : 39 %
–catholiques pratiquants : 5 %
–catholique, non pratiquant : 45 %
–autre : 3 %
Perception moyenne des Français : représente 31 % soit 23 points de plus que la réalité
Mixité :
Si l'on considère par exemple l'ensemble des jeunes de moins de 18 ans en 2019-2020 ayant au moins un grand-parent immigré (c'est-à-dire né à l'étranger de nationalité étrangère et étant venu vivre en France), on constate que seuls 9% ont leurs quatre grands-parents immigrés, 5% ont trois grands-parents immigrés, 38% deux grands-parents immigrés et 48% un seul. Autrement dit, 91% des personnes ayant un grand-parent immigré ont des origines mixtes. C'est le cas de 81% des individus ayant un grand-parent immigré originaire du Maghreb ou d'Asie, de 93% de ceux ayant un grand-parent immigré originaire d'Afrique subsaharienne et de 96% de ceux ayant un grand-parent immigré originaire d'Espagne, d'Italie ou du Portugal'.
Compte tenu de cette prépondérance des origines mixtes, on voit à quel point un système rigide de catégories ethno-raciales du type blanc/noir/ maghrébin/asiatique inspiré de celui appliqué aux États-Unis pourrait avoir des effets pervers dans le contexte français. Il obligerait chacun à devoir choisir une identité principale aux détriments des autres.
Proportion d’étrangers, parmi les détenus en prison : 20 %
Quelles que soient les conclusions que l'on en tire pour la politique migratoire, il faut préciser que la population carcérale représente environ 0,1 % de la population totale (environ 65 000 détenus pour 66 millions d'habitants en France métropoli-taine. Autrement dit, l'immense majorité des étrangers et immigrés résidant en France sont avant tout susceptibles d'être des victimes de l'insécurité (et non des auteurs de crimes ou délits).
La part des étrangers est parmi les chômeurs et de 15 %.
Mobilisation électorale
Il existe très peu d’abstentionnistes permanents : sur l’ensemble des scrutins locaux et nationaux menés entre 1978 et 1992 (soit au total une dizaine de scrutins), à une période où l'abstention moyenne avoisine les 20-25 % à chaque élection, on constate qu'à peine 1-2 % des électeurs inscrits sur les listes se sont abstenus de façon systématique à toutes les élections.
Pour résumer, le seul fait vraiment saillant et systématique concernant les taux d'inscription est lié à la taille d'agglomération et de commune, et cet effer est visible tout au long de la période 1871-2022. En règle générale, pour un taux d'inscription moyen au niveau national de l'ordre de 90-92 %, le taux d'inscription sur les listes électorales avoisine les 95-98 % dans les villages, alors qu'il est le plus souvent d'à peine 80-85 % dans les métropoles, et relativement proche de la moyenne nationale dans les bourgs et les banlieues.
La plus forte, participation des CSP, diplômé, propriétaire ou riche, que les classes ouvrières est un phénomène récent et même un retournement de situation par rapport aux années 70.
Le vote blanc ou nul est faible, comparativement, au nombre d’inscrits, et à rarement dépassé 1 % des inscrits.
Inégalités éducatives
En 2020, environ 80 % des élèves du secondaire sont scolarisés dans l’enseignement public, et plus de 85 % dans le primaire.
Dans les métropoles (ville centre), le taux de scolarisation dans le privé est plus élevé avec près de 22 % dans le primaire et plus de 35 % dans le secondaire.
Dans le supérieur, on investit des ressources publiques par étudiant trois à quatre fois plus élevées dans les filières sélectives que dans les filières universitaires les moins bien dotées, où se concentrent les étudiants socialement les plus défavorisés.
Coalitions et familles politiques de 1848 à 2022
On a assisté à un glissement de long terme vers la gauche de l’ensemble des partis politiques : par exemple, aujourd’hui, personne ne remet en question l’existence d’un État providence.
Historiquement marquée à gauche, L’étiquette républicaine a glissé vers la droite lorsque ses partis ont réalisé que l’étiquette monarchistes était contre-productive.
Le vote pour la droite est plus fort dans les milieux ruraux qu’ Urbains et inversement pour la gauche. En revanche, le vote Centriste n’est pas affecté par la dimension rural/urbain. Il est très fortement déterminé par le niveau de richesse.
le monde rural dans son ensemble est certes plus pauvre que le monde urbain, mais à l'intérieur du monde rural, ce sont les communes avec la plus forte proportion de propriétaires - et ce, d'autant plus que le niveau de revenu est un peu plus élevé (ou un peu moins faible) - qui votent le plus fortement à droite.
Pour résumer, le 1 % des communes les plus riches vote depuis les années 1890 approximativement deux fois moins pour la gauche que la moyenne du pays, et cet écart a été relativement stable en première analyse depuis plus d'un siècle.
Lorsque la gauche propose un programme reposant sur le clivage, pauvre/riche, elle part à fédérer tous les électeurs ruraux et Urbains, en réaction face à cette montée, la droite et le centre sera rassemblent et la vie politique tend à la bipartition.
Bien que plus pauvre, le monde rural vote plus à droite que le monde Urbain. Néanmoins, au sein du monde rural, ce sont les communes les plus riches de ce monde qui va à droite tandis que les plus défavorisées votent à gauche.
La perte du vote ouvrier par le parti socialiste est antérieure à leur exercice du pouvoir dans les années 80 90, notamment au profit du PCF. Cela ne signifie pas pour autant que les politiques menée par les gouvernements socialistes des années 80 90 ne porte aucune responsabilité à ce sujet.
Dans les années 50, les femmes votaient plus à droite que les hommes, cette situation s’est inversée à partir des années 70. Notamment du fait du développement du travail pour les femmes de concert avec leur précarisation.
Dans les années 80, le niveau de diplôme n’avait pas d’impact sur le vote de gauche après tous les contrôles socio-démographiques. À partir des années, 90, lorsqu’on introduit les variables de contrôle socio-démographique (niveau de revenus, taille d’agglomération, etc.), on constate que le niveau de diplôme impacte positivement le vote à gauche.
Les métamorphoses des scrutin
Le bouclier fiscal mis en place en 2007 visait à plafonner à 50 % des revenus le total des impôts (y compris l'impôt sur le revenu et l'ISF) dus par les contribuables les plus riches. Le stratagème repose sur le fait que la notion de revenu fiscal prise en compte dans le dispositif est aisément manipulable, à tel point qu'il représente en pratique une fraction infime de la fortune au sommet de la répartition (par exemple, un revenu fiscal de quelques millions d'euros pour une fortune de plusieurs milliards ou dizaines de milliards), si bien que le plafonnement revient à ramener l'ISF à une fraction insignifiante de la fortune en question. Il est vite apparu que l'une des principales bénéficiaires du dispositif était Liliane Bettencourt, alors titulaire de la plus grande fortune française, qui avait financé la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, en lien avec le trésorier Eric Woerth, époux de la gestionnaire de la fortune Bettencourt et par ailleurs ministre du Budget mettant en place ledit bouclier fiscal. L'affaire Woerth-Bettencourt éclate en 2010 grâce aux révélations du sito d'informations Mediapart.
Sous la IIIe République, le Sénat, disposait d’un droit de veto qui lui a permis de bloquer des avancées, telles que la mise en place de l’impôt sur le revenu ( adoptée dès 1895 par l’Assemblée nationale mais bloquée par le Sénat, jusqu’en 1914) ou encore le droit de vote des femmes, adopté en 1919 par l’assemblée mais bloqué jusqu’en 1945 par le Sénat.