Résumé
Une actrice française qui tourne un film contre la guerre à Hiroshima a une aventure avec un architecte japonais marié au cours de laquelle ils échangent leurs points de vue différents sur la guerre.
Je sais pas si c’était un banger à l’époque et que c’est juste que je suis trop habitué à ce qu’il se passe plus de chose dans un film mais je me suis fait chier. Et même l’histoire, j’ai pas accroché, pas grand chose à raconter je trouve Je l’ai vu en 2 fois car je me suis endormie devant
C'est beau. Comme de la poésie. Mais, comme pour la poésie, parfois, on ne comprend pas tout.
Je ne sais pas
« Mais que peut faire d’autre un touriste que justement pleurer » On voit mais on ne comprend pas car on ne l’a pas vécu Ne jamais oublier « Bien regarder ça s’apprend » Purée donc si j’ai bien compris : elle était amoureuse d’un allemand, il est mort, elle devient folle de tristesse d’amour, on lui rase la tête, elle est seule L’éternité = ce chagrin d’amour , cette perte Un film un peu égoïste, pourquoi se focaliser sur la femme française ? 6 minutes pour Hiroshima et la terreur vécue.. Elle l’appelle « Hiroshima » pour se souvenir de lui, comme une blessure qui ne se referma pas car elle est trop profonde, signification de Hiroshima pour elle : un amour perdu à jamais. Pour les japonais c’est aussi une perte qui fait mal, tous les désastres que la bombe a causé ( malformations, morts, nourritures, famine, destruction… ) Vraiment très très bien filmé, visuellement très beau en noir et blanc. De beaux plans sur les visages qui tisse les émotions fragmentées de acteurs. Plutôt étonnant de ne pas parler plus que ça du Japon en lui même.. ? On se focalise donc sur une actrice française qui est tombée amoureuse d’un allemand durant la guerre, elle se fait tondre la tête, elle est enfermée, il meurt dans ses bras, elle devient « folle » et est exclue de la société. Guerre avec elle même. L’amour remporte toujours ? Du coup pourquoi répète il durant le récit de la jeune actrice française, « Tu n’as rien vu d’Hiroshima. Rien » On ne le ressent pas comme un reproche mais plutôt un point de clairté sur qui remet en question ce qu’a vécu la femme et ce que les Japonais ont vécu. Nous sommes désormais témoin des souffrances mentales et physiques sans y être aller mais grâce aux photos qui défilent.. Malgré ce qu’elle a vécu de son côté « Je sais tout » Ça m’a fait mal au cœur que la société utilise cette ‘situation’ pour faire du profit comme les cartes postales, les films sur la paix, les voitures de touristes. Les lieux sont comme un spectacle du coup. On efface alors de notre mémoire tout ce qu’il a pu se passer, mais est-ce que nous devons passer à autre chose ? Essayer d’oublier ? Avancer ? Deux personnages blessés mais d’une manière différente qui finalement se reconstruisent et se complètement par l’autre. On dénonce violemment mais véritablement les tortures subies par les femmes qui avaient des liaisons, on les rase, les humilie, les exclue. On filmé au tout début ce qui semble être des corps sous les cendres ? Ce sont les épaules de la femmes française, donc on l’inclût dans la souffrance des Japonais en la recouvrant également de cendres au tout début du film. Renaissance personnelle chez la femme, par cet adultère elle se comprend et s’accepte « Tu me tues. Tu me fais du bien » Il ne faut pas nécessairement être spectateur / voyant direct de ce qu’il se passe pour le comprendre, la mémoire joue alors un rôle essentiel dans l’action.
Alain Resnais
Exactement ce que j’imaginais en lisant l’œuvre de Marguerite Duras magnifique réalisation d’Alain Resnais et scénario magistral