
L'Apollonide - souvenirs de la maison close
De Bertrand Bonello
2011
Drame
2h02
L'Apollonide - souvenirs de la maison close
De Bertrand Bonello
2011
Drame
2h02
7,0/10
3,6/5
Presse3,2/5
Spect.Synopsis
À l'aube du XXème siècle, dans une maison close à Paris, une prostituée a le visage marqué d'une cicatrice qui lui dessine un sourire tragique. Autour de la femme qui rit, la vie des autres filles s’organise, leurs rivalités, leurs craintes, leurs joies, leurs douleurs... Du monde extérieur, on ne sait rien. La maison est close.
Bande d'annonce
Avis et Commentaires
4 avisL’Apollonide impressionne par sa maîtrise, mais échoue en partie sur son propre terrain. En esthétisant à ce point les corps et les situations, le film ne se contente pas de représenter un système de domination : il en reproduit le regard. Le spectateur est placé dans une position de contemplation proche de celle du client, invité à admirer ce qu’il devrait rejeter. Cette ambiguïté n’est pas seulement troublante, elle est problématique : elle transforme la dénonciation en objet de fascination, au risque de neutraliser toute portée critique réelle. Dans ce dispositif, les actrices luttent pour exister autrement que comme images. Adèle Haenel y parvient par moments — par une présence qui résiste, qui échappe — et son absence du monde du Cinéma aujourd’hui laisse un manque évident : celui d’une actrice capable d’introduire du conflit et de la densité là où le cinéma tend à lisser ses propres images.




















