
La Ronde
De Max Ophüls
1950
Romance / Comédie
1h33
Synopsis
Une histoire d'amour enchevêtrée entre onze personnages présentée sous forme de tableaux par un meneur de jeu qui apparaît sous les aspects les plus divers dans un décor irréel qui tient de la scène de théâtre et du plateau de cinéma.
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Bande d'annonce
Avis et Commentaires
7 avisMax Ophüls • 1950 • 1h37 • avec Anton Walbrook, Simone Signoret, Gérard Philipe, Serge Reggiani. Sous l'impulsion d'un meneur de jeu, une "ronde des couples" commence, vive, légère, sensuelle. Sans distinction de classe, l'amour passe ainsi de la belle prostituée Léocadie au soldat Franz, du soldat à la femme de chambre Marie, de la femme de chambre au fils de famille Alfred. Ce dernier se met alors à séduire une dame mariée, Emma Breitkopf, puis la ronde reprend de plus belle, passant de la dame mariée à son époux, Charles, du mari à la grisette Anna, qui tend la main au poète Robert Kühlenkampf, qui l'abandonne pour la comédienne Charlotte, qui ne résiste pas au comte, qui s'encanaille avec la prostituée et ferme le cercle sentimental... ▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️ L‘interminable travelling qui ouvre le film permet au narrateur de traverser une scène de théâtre, un studio de cinéma, de s’habiller en costume 1900, de faire s’animer un manège sur lequel apparaît la fille des rues. Celle-ci rencontre un soldat, qui courtise une femme de chambre, et la ronde va tourner ainsi jusqu’à ce qu’un comte très snob retrouve la fille des rues… Les mouvements de caméra étincelants, l’ironie et le brio de la mise en scène dissimulent mal la gravité de la pièce de Schnitzler. Tous les héros semblent, dans leur course frénétique vers le plaisir, lutter contre le temps. Jean-Louis Barrault surjoue, et on eût préféré Marlene Dietrich, initialement prévue, à Isa Miranda. Mais tout le reste est sublime. Notamment le moment où Daniel Gélin et Danielle Darrieux discutent de l’impuissance masculine à propos de De l’amour, de Stendhal… TÉLÉRAMA • Par Pierre MURAT • Publié le 01 mars 2022.
Un classique de ciné-club. Adaptation d'une pièce de Arthur Schnitzler (ex médecin autrichien devenu auteur. Cf. également Eyes wide shuts. Dans la pièce le fil conducteur est la syphilis ! La critique du milieu bourgeois est bp plus cynique). Démonstration créative et artistique : mouvements de caméra, décors surchargés et inventifs, intervention d'un meneur de jeu multi rôles. Humour, quête vaine pour trouver l'amour et le plaisir, hypocrisie et tromperie. Musique répétitive (ritournelle de manège). Intéressant pour la réalisation, mais un peu daté, of course !
Max Ophuls, 1950












