
Lost Highway
De David Lynch
1997
Drame / Thriller
2h14
Synopsis
Un bunker chic et silencieux assis sur les collines de Los Angeles. Un couple – Fred, saxophoniste dépressif et Renée – reçoit une cassette vidéo de la façade de leur maison. Puis une seconde, filmée depuis leur chambre, où on les voit dormir. Puis une dernière, qui suggère, dans un déferlement de sang, que Fred aurait assassiné Renée.
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Avis de la communauté
Les avis sur ce film révèlent une expérience cinématographique unique et déroutante, typique de David Lynch. Les spectateurs sont captivés par une réalisation visuelle et sonore impressionnante, bien que l'intrigue complexe et non linéaire puisse confondre. L'atmosphère mystérieuse et les performances solides des acteurs enrichissent ce voyage cinématographique, malgré une certaine frustration due à la difficulté de saisir pleinement l'histoire.
👍 Réalisation visuelle et sonore captivante.
👎 Intrigue complexe et déroutante.
Bande d'annonce
Avis et Commentaires
90 avisPourrait se résumer à : rien compris, j’ai adoré. Mon deuxième Lynch après Mulholland Drive, qui me confirme que ce réal est magistral dans le traitement du dérangeant et à la fois fascinant. Lost Highway donne la sensation d’un esprit en pleine implosion : identité fragmentée, temporalité instable, circularité sans issue. Il n’y a pas de parcours narratif clair mais un véritable labyrinthe mental où fantasmes, rêves et cauchemars s’entremêlent sans jamais offrir de point d’ancrage concret. Dès l’ouverture, la tension est palpable. La musique, les silences, les regards et les comportements étranges installent un malaise constant. Fred est inquiétant avant même que quoi que ce soit n’arrive, son instabilité transpire à l’écran. Lynch multiplie les dispositifs de surveillance, les plans en hauteur, les points de vue intrusifs, renforçant cette impression d’être observé, traqué, piégé. L’atmosphère est profondément hollywoodienne, nocturne et malsaine, traversée par une sensualité stylisée où la nudité devient presque abstraite et artistique. Côté casting, Patricia Arquette est tout simplement hypnotique, Bill Pullman joue très bien l’instabilité et l’aliénation et Robert Loggia est fantastique dans ce portrait viril et autoritaire d’un parrain de la pègre. La mise en scène est d’une maîtrise totale. Lynch alterne envolées musicales lyriques aux voix féminines puissantes, séquences ultra violentes et électriques sous Rammstein et surgissements complètement absurdes (genre Marilyn Manson dans un porno gore) qui participent à cette perte totale de repères. C’est diaboliquement bien filmé, chaque image semble pensée pour troubler davantage. Difficile de reconstruire un récit cohérent et c’est précisément le but. On devine malgré tout la trajectoire d’un homme aliéné, coupable du meurtre de sa femme, qui se fabrique une réalité parallèle pour fuir sa culpabilité. On comprend aussi les questionnements autour de la masculinité, de la virilité, de la sexualité toxique, du désir malsain et de l’amour comme rapport de domination. Mais rien n’est jamais clair dans le récit, tout reste brumeux, instable, perturbant. Et même si tout n’est pas explicable, l’expérience reste marquante et franchement géniale.
Max Linder Panorama David Lynch Etats-Unis, France / 1995 / 135 min Avec Patricia Arquette, Bill Pullman, Balthazar Getty. Après avoir reçu d'étranges cassettes, le saxophoniste Fred Madison est soupçonné du meurtre de sa femme Renée. En prison, le jeune mécanicien Pete Dayton se substitue à Fred. Libéré, il rencontre Alice Wakefield qui ressemble étrangement à Renée.
Un chef d'oeuvre. Le son, l'image, l histoire . Le sujet de la fuite en avant de la réalité est parfaitement maîtrisée avec des codes Lynchiens. La sensualité,Le rêve, les phrases énigmatiques, les personnages....
Rien Compris. J'ai adoré. 10/10
Recommandé par Memorizer, car vous avez aimé 'Twin peaks fire walk with me'.
🎬 David Lynch à son sommet, un thriller fantastique, mystérieux, incompréhensible, désordonné, la mise en scène est vraiment réussie avec une atmosphère tendue qui maintient tout notre intérêt. Des acteurs prodigieux, une atmosphère plombée que renforce les divers jeux de caméras tous aussi excellents les uns que les autres. Lost Highway permet aussi à Richard Pryor et Jack Nance de faire leurs adieux au cinéma, les deux excellents acteurs décédant après la sortie du film. Rien que pour cela, le film est indispensable. 🎬 🎬 🎬
Difficile de noter ce film, difficile d’en faire une critique… Il y a une réalisation impeccable qui produit de réels moments de cinéma, plastiques, visuels, sonores… on se laisse prendre, on flippe, on est dégouté, on vit des émotions… et c’est à mon sens ce que veut faire Lynch. Bien sûr, on se perd et on est frustré si on veut comprendre l’intrigue. Mais se laisser aller permet de profiter. Et de penser. Alors oui, on pense à la folie, qu’on a tous un peu, aux cauchemars qu’on ne veut pas réels mais qu’on prend parfois plaisir à s’inventer, à l’envie d’oublier, à la culpabilité / au déni… Lynch pose des indices, pas pour qu’on comprenne mais pour permettre de créer. Il nous donne matière à créer cette histoire, en nous donnant des éléments et surtout en nous permettant de vivre ces émotions. Peut être un brouillon à Mullholand drive… on va plus loin que Blue Velvet, avec des choses similaires. Fred revient en arrière et veut retrouver son âme d’enfant avec Pete… mais ce dernier est projeté dans le monde adulte par cette blonde, qui lui fait tuer son bienfaiteur - voir son père - Dick, par amour. Mais ce sera Fred qui le tuera… avec l’homme mystère, sorte de conscience écoutée rarement… Un film à voir car il n’y a pas souvent cette originalité au cinéma, en laissant de côté l’envie de compréhension linéaire et en profitant ! Enfin ou en subissant les émotions qui viennent, pas touts agréables !






















